Henri de Guise l'appelait quelquefois « mon fils; encore
Son enfance paraît s'être passée à la cour de la reine de Navarre où il avait été emmené par sa grand'mère la sénéchale de Poitou l . Ce fut probablement après la mort de cette princesse (1 549) qu'on l'envoya au collège à Paris, où il était « fort petit » en 1 552, lorsque son frère le capitaine Jean de Bourdeille revint dangereusement blessé du siège de Ghimay 2 . Cinq ans plus tard, d'après le testament de sa mère en date du 26 mai 1557 3 , il était étudiant à l'université de Poitiers. Dans cet acte, il est appelé « révérend père en Dieu, abbé de Brantôme. > Cette abbaye, qu'il a rendue célèbre et dont il ne prit possession que le 5 juillet 1558, venait en effet de lui être donnée par Henri II 4 . Il succédait à Pierre de Mareuil, évêque de Lavaur, mort le 20 mars 1556, et il possédait déjà trois bénéfices : le doyenné de Saint-Yrieix en Limousin, le prieuré de Royan et un autre bénéfice
dit-il, que je fusse bien esté son père. » (T. VII, p. 226.) Mais ceci n'est qu'une plaisanterie, car le duc était né en 1550 et Brantôme n'avait que quelques années de plus que lui.
1. c Je me souviens, moy estant petit garçon, nourry en la court de ceste grande reyne de Navarre Marguerite, soubz ma grandmère, sa dame d'honneur et séneschalle de Poictou... » (T. II, p. 214.) — « J'ay veu cela, moy estant petit garçon avec ma grandmère qui estoyt sa dame d'honneur. » (T. Vin, p. 120, note.)