c En un passage stygien et oublieux. » (T. IX, p
3. Il blâme les jeunes et belles veuves qui, au lieu de se remarier, « s'abstiennent à l'appétit de quelque certain vœu opiniastre qu'elles se sont fantastiquées en la teste de tenir aux umbres vagues et veines de leurs marys, comme sentinelles perdues en l'autre monde, qu'estans là-bas aux Champs-Éliséens ne s'en soucient rien, et possible s'en mocquent. • (T. IX, p. 654.)
>. T. II, p. 223.
5. Yoy. le premier chapitre des Curiosités des traditions, par Lud. Lalanne.
présents d'armes et despouilles, * et, plus loin : c J'en parle maintenant en chrestien sans alléguer ny recognoistre le dieu Mars 1 . *
C'est surtout Vénus, la déesse que Montaigne appelait < une si douce sainte 2 , » qui parait pour lui avoir existé réellement. Après avoir célébré l'habileté amoureuse des courtisanes grecques, « aussi, dit-il, la reine et impérière des putains, qui estoit Vénus, estoit grecque 3 ; > et ailleurs, il nous explique que, si < jadis Vénus fut trouvée si belle et tant désirée, > c'est « qu'avec sa beauté, elle estoit toujours gentiment habillée et ordinairement parfumée et qu'elle sentoit tousjours bon de cent pas loing*. * Rien n'est plus plaisant que le portrait qu'il trace de Mars c tout sali au d, tout suant de la guerre d'où il venoit, et tout noircy de poussière et malpropre ce qu'il se peut > allant coucher avec Vénus < sans autrement se nettoyer et parfumer 5 . »
D'après ce que nous venons de citer, on pense bien que Brantôme était imbu de toutes les idées superstitieuses de son temps. Il ne lui semble pas douteux que certains hommes eussent un démon qui se manifestait dans les circonstances importantes. Le duc d'Aumale fut tué au siège de la Rochelle « non sans l'avoir souvant advant présagé, comme je luy ay ouy dire 6 : « Voicy