‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 108 sur 291 · T. IV, p · texte numérisé non relu

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c le lieu où je mourray ; * son démon, possible, luy faisoit dire. * Il nous parle sans la moindre hésitation, comme d'une chose toute naturelle, des esprits familiers d'Antoine de Lève, de César Borgia, de Langey, de Salvoyson, de Goligny, du cardinal de Lorraine, de Matignon, d'Espernon, etc. 1 .

Il était loin de partager le prudent scepticisme de Montaigne, déclarant < que c'est bien assez qu'un homme, quelque recommandation qu'il aye, soit creu de ce qui est humain. De ce qui est hors de sa conception, et d'un effect supernaturel, il en doibt estre creu lors seulement qu'une approbation supernaturelle l'a auctorisé*. > Gomme presque tous ses contemporains, il croyait aux sorciers, qu'il doit avoir consultés plus d'une fois 3 , et dont à Paris, en 1572, au dire de L'Ëstoile, le nombre s'élevait à 30,000 4 ; il croyait aux sortilèges 5 , aux paroles et caractères enchantés qui préservaient de tout danger dans les duels et les batailles 6 .

Il se fait aussi sur l'intervention de Dieu dans les choses de ce monde les idées les plus singulières. Si le

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