‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 109 sur 291 · Journal, t. ni, p · texte numérisé non relu

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5. Si La Renaudie s'échappa de prison à Paris en plein jour, c'est qu'il s'aida de sortilèges. (T. IV, p. 226.)

6. c De vray, dit-il, s'est-il trouvé force personnes chargées de tels billets qu'on a veu leur porter de grandes vertus et contre le fer et contre feu. J'en ay veu et cognu une infinité auxquels aux uns ces sortilèges ont réussi, aux autres non. » (T. VI, p. 305. Cf. la table des matières, articles sorciers, sortilèges.)

maréchal de Matignon est frappé de mort subite dans un souper, c'est par punition divine pour avoir chassé ignominieusement d'Agen, où elle avait commis d'intolérables tyrannies, « cette bonne et vertueuse princesse > Marguerite de Valois 1 . Si le duc de Nemours, dans une folie de mardi gras, peut se livrer, sans y périr, à des tours d'équitation les plus périlleux, c'est qu'il fut « tenu et conduit par la main de Dieu 2 . * Ailleurs, à propos des duels, « il ne faut pas, dit-il, que les bravasches et Jes vieux routiers abusent de leur fortune et gourmandent un jeune homme qui ne fait que venir, car Dieu s'en triste; de cela force exemple nous en abonde 3 . » Du reste, il est fort réservé dans l'explication de ses théories et, quand il se sent glisser sur un terrain compromettant, < il craint de s'enfoncer trop en ses discours et se hâte d'en retirer le pied 4 . » Toutes ces superstitions et ces bizarreries ne l'empêchent pas de parler de Dieu souvent en vrai chrétien : c En ces grands hazardz et désordres de guerre, il faict très bon de se recommander à Dieu auparadvant, qui sçait donner les sens et assurer les espritz en ce$ extrêmes nécessitez quand on l'invoque 5 . » — Au sujet des morts subites : « Si tout chrestien faict comme Dieu nous commande de nous tenir à toutes heures préparez (car nous ne sçavons à quelle heure le larron viendra pour nous surprendre), et à tous

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