‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 130 sur 291 · T. IV, p · texte numérisé non relu

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quer parmy les autres Nous fiismes curieux de

demander quelles dames c'estoyent. Hz nous respondirent que c'estoyent une bande de dames ainsi jurée, associée et ainsi parée pour le travail des fortifications et pour fère de tels services à leur ville ; comme certes de vray elles en firent de bons, jusques-là que les plus virilles et robustes menoyent les armes; si que j'ay ouy conter d'une, pour avoir souvent repoussé ses ennemis d'une pique, elle la garde encor si soigneusement comme sacrée relique, qu'elle ne la donnerait ny ne voudrait pour beaucoup d'argent la bailler, tant elle la tient chère chez soy 1 . »

Il y avait sept mois que le siège durait, et la résistance des Rochellois ne faiblissait pas. Biron avait beau affirmer que la ville était réduite à de telles extrémités que, si on le laissait faire, < dans un mois ou pour le plus tard cinq semaines il aurait la ville la corde au cou, sans rien perdre ni hasarder sinon à faire de bons blocus 2 ; » mais les échecs répétés avaient porté le découragement dans l'armée, que décimaient les maladies. On avait déjà perdu plus de 22,000 hommes c dont il y avoit, dit Brantôme, deux cens soixante-six capitaines, lieutenans, enseignes et maistres de camp, et, nous y opiniastrans, nous y eussions perdu deux fois plus d'hommes 3 . > De plus, les Polonais et les agents

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