T. X, Des Dames, p
2. T. V, p. 135. — « Les Rochellois estoient au bout de leur rollet, ainsi que M. de la Noue et eux m'ont dict. » (T. VII, p. 207.)
3. « J'ay veu que j'en avois le roole qu'un soldat d'esprit par nos bandes fut curieux de le faire, et bien au vray, ainsy que M. d'Estrozze, le couronnel, en le lisant le sceut bien confirmer, et j'y estois présent. » (T. IV, p. 90.) — Dans un autre passage (t. VII, p. 207), Brantôme n'évalue la perte qu'à 20,000 hommes.
SA VIE ET SES ÉCRITS. 4#fl
français restés- en Pologne faisaient les phpa vives instances pour que le duc d'Anjou vint le plus tôt possible prendre possession de son royaume, « qu'on luy faisoit si beau, si grand, si riche, si superbe et si opulant et si puissant. > De lui parler de continuer la guerre, personne ne l'eût osé, c car il avoit encor plus d'envye d'aller voir son royaume, ainsi que j'ay eu cet honneur luy en voir discourir avecqu' un ravissement d'aise si grand qu'il se perdoit quand il en parloit. Mais quand il y fut il changea bien d'opinion, car il n'y trouva pas la febve du gasteau qu'il pensoit; et, dans son âme, eust mieux aymé la ville de la Rochelle que le royaume de Pouloigne 1 . »
Quant à Catherine, « espendue de joye de son fils roy, il luy sembloit qu'il n'y seroit jamais, et pour ce luy manda de faire une capitulation honorable, quoy qu'il fust*. » Les négociations commencèrent sans que les hostilités fussent suspendues, mais il régnait si peu de discipline dans l'armée royale, qu'un jour où l'on annonça l'arrivée d'un régiment suisse, tout le monde alla les voir, « comme si jamais on eust veu Suisses, dit Brantôme, ce qui fut la plus sotte curiosité que je vis jamais. » Les assiégés, profitant de cette imprudence, firent une sortie où, pendant une heure, ils furent maîtres des tranchées et emportèrent six enseignes qu'ils plantèrent par bravade sur les remparts. < Mais, dit Brantôme, le lendemain,
De Thou (liv. LVI) parle de 40,000. Il est probable que le soldat n'avait fait figurer sur sa liste que les hommes tués par l'ennemi, tandis que l'historien comptait les victimes qu'avaient faites les maladies qui désolèrent le camp à plusieurs reprises.