‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 132 sur 291 · Généroux, Journal historique, p · texte numérisé non relu

Généroux, Journal historique, p

parce que nous parlementions de la composition, moy y estant allé je leur remonstray et priay de les en oster de peur de ne despiter le prince et aygrir les choses qui commençoient à s'addoucir. Ilz me creurent et les en ostarent 1 . >

Enfin, après de longs pourparlers, la paix fut conclue le 6 juillet 1 573 ; le 9, les rois, les princes, les seigneurs partirent sur la flotte et s'en allèrent à Nantes. Brantôme faisait sans aucun doute partie du voyage.

N'oublions pas, en terminant, de citer un fait bizarre qui, à ce qu'il me semble, n'a été signalé que par lui : c Le duc de Savoie (Emmanuel-Philibert), ditil, eut de bonnes pensions et d'un côté et d'autre, mesmes une chose que guières on a veu avoir, qu'estoit deux compagnies de cent hommes d'armes : l'une du roy de France, très bien entretenue, appoinctée et payée, dont j'ay veu le conte de Montra vel, lieutenant ; et l'autre du roy d'Espaigne, entretenue de mesme : ceste-cy pour servir l'Espaigne et l'autre pour servir la France; laquelle ne failloit quand eD' estoit mandée de venir et se rendre comme les autres où ell' estoit commandée. Je l'ay veue souvant et mesmes au siège de la Rochelle, où elle entra en son quartier ; et la faisoit très beau voir, car ell' estoit très bien montée et de bons hommes avecques les cazaques très belles, toutes de vellours cramoisy en broderie d'or et d'argent 2 . >

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