Voy. plus haut, p
3. Son nom a toujours été mal orthographié par les historiens. Il était comte de Goconato (ou Cocanato), en Piémont. Voy. le très intéressant volume de M. de Crue (Paris, Pion, 1892, in-8°), intitulé : le Parti des politiques au lendemain de la Saint-Barthélémy ; La Molle et Coconat.
main 1 , » et il s'en ressouvint dans sa dernière nuit quand il disait en sanglotant à sa nourrice : c Ah ! ma nourrice, ma mie, ma nourrice, que de sang et que de meurtres ! Ah ! que j'ay suivi un méchant conseil ; ô mon Dieu, pardonne-les-moi 2 ! »
Le frère aîné de Brantôme, le vicomte Henri de Bourdeille, était gouverneur du Périgord, la première province où le mouvement avait éclaté 3 . Je ne sais si, inquiet des remuements qu'il voyait se produire partout, il avait appelé son frère, intéressé comme lui à la défense de leur pays, mais Brantôme était alors auprès de lui ; dans un mémoire auquel le roi- répond le 15 mars, il est parlé, en effet, c des seigneurs de Bourdeille et de Brantôme qui assembloient des gens de guerre pour se joindre au seigneur de.Losse*. » Ce séjour dans le midi, auquel notre historien ne fait allusion nulle part, ne fut peut-être pas de longue durée; en tout cas, il était revenu à la cour assez à temps pour assister aux derniers jours de la maladie du roi, et c'est comme témoin oculaire qu'il nous a donné des détails touchants sur la tendresse que la pauvre reine Elisabeth d'Autriche témoignait à son époux mourant 5 , c 11 me souvient, dit-il, que tout durant là malladie du roy son seigneur et mary, luy gissant en son lict et le venant visiter, soudain elle