La Mort des rois de France, p
ne nous en dist pas plus. Sur quoy aucuns prirent subject de faire pour son tombeau ces deux vers :
« Pour aymer trop Diane et Gythérée aussi
« L'une et l'autre m'ont mis en ce tombeau icy 1 . »
C'est-à-dire que la passion de la chasse * et les excès amoureux avaient hâté la fin du jeune roi. Jamais jusqu'ici on n'avait songé à donner un autre sens à ces deux vers. Mais M. Corlieu a pensé différemment. De ce que le nom de Vénus figure dans le qualificatif d'une certaine maladie, il semble avoir cru que le nom de Gythérée était autrefois synonyme de cette maladie, et il fait cette plaisante critique à notre historien : c Brantôme va peut-être un peu loin quand il dit que c'est cette maladie vénérienne qui a conduit le roi au tombeau 8 . » Gomment ne pas s'étonner après cela de l'étonnement de M. Corlieu de ne trouver dans le procès-verbal de l'autopsie aucune trace de cette prétendue maladie?
Dans la notice assez longue que Brantôme a consacrée à Charles IX, outre des digressions qui lui sont habituelles 4 , il nous a donné des détails intéressants sur son éducation, où les vertueux enseignements de