‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 143 sur 291 · Journal de L'Estoile, octobre 1574, t. I, p · texte numérisé non relu

Journal de L'Estoile, octobre 1574, t. I, p

3. T. III, p. 171. — « C'est un grand mal que la pauvreté, et qui la peut éviter, en quelque forme qu'on se puisse transmuer, fait bien, ce disoit quelqu'un que je sçay. » (T. IX, p. 427.) — Cf. dans les poésies de Goethe la curieuse épigramme intitulée Cathechisation.

4. « Les pilleurs, les emprunteurs, dit Montaigne, mettent en

gens de loi, des gens d'affaires, c de ces couppebourses de partizans qui coupoient la bourse du roy, faisant semblant d'y mettre de l'argent..., de ces hommes qui se baignoient aux larmes des peuples 4 • » A la cour, les dames, et les plus grandes, n'étaient ni moins audacieuses ni plus scrupuleuses que les hommes 2 . Gabriel le d'Estrées se mourait. La veille de sa mort, raconte L'Estoile, M me de Martigues, c qui lui assistoit fort et lui parloit de se vouer à tous les saints et saintes dont elle se pouvoit adviser, lui tiroit cependant ses beaux anneaux des doigts et si subtilement qu'elle les avoit jà accommodés au bout de son chappelet. Ayant esté veue et décelée par une damoi-

parade leurs bastiments, leurs achapts, non pas ce qu'ils tirent d'aultruy. Vous ne veoyez pas les espices d'un homme de Parlement : yous veoyez les alliances qu'il a gaignées, et honneurs à ses enfants. Nul ne met en compte publicque sa recette; chascuh y met son acquest. » (Essais, liv. I, en. xiv.)

a Quand je reçois un procureur, » disait le premier président du parlement de Paris, « je pense recevoir un cappitaine de couppebourses. » (L'Estoile, Journal, septembre 1608.) — Soixanteneuf ans plus tard, en 1677, voici comment M me de Se vigne racontait à Bussy la réception faite par le nouveau chancelier (Le Tellier) à la compagnie des secrétaires du roi (officiers de la grande chancellerie), qui était venue le complimenter. S'adressant à Berryer, leur procureur syndic perpétuel, il se borna à lui dire : « Monsieur Berryer, je vous remercie et votre compagnie; mais, Monsieur Berryer, point de finesses, point de friponneries. Monsieur Berryer, adieu. » (Lettre du 5 novembre 1677.)

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