‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 155 sur 291 · Des Dames, t. IX, p · texte numérisé non relu

Des Dames, t. IX, p

2. 3 e édition, 1754, t. X, p. 313. Expilly, dans son Dictionnaire des Gaules (t. II, p. 183), n'a fait que reproduire le texte de Piganiol.

distique 1 , l'apparition d'un diamant, et à la paroi d'une fenêtre la substitution d'un carreau où, vu la petitesse des vitres à cette époque, il aurait été impossible à la grande lettre de François I er de se développer. Mais cela n'est rien auprès de la broderie dont l'imagination des derniers historiens du château de Ghambord a enjolivé les quelques lignes de Pierre de Bourdeille : c Ce fut, dit l'un d'eux, dans un de ces accès d'humeur sombre qu'une fièvre lente dont ce prince était dévoré rendait fréquents, et auxquels venaient se mêler les souvenirs de ses anciens succès auprès des femmes, qu'il écrivit avec la pointe d'une émeraude ces deux vers satiriques sur un des carreaux de vitre-de sa chambre à coucher de Ghambord :

« Souvent femme varie, « Bien fol est qui s'y fie.

c Ge monument poétique d'un dépit amoureux n'existe plus depuis longtemps à Ghambord. Louis XIV, à ce qu'on croit, dans les épanchements de son amour pour M m * de la Vallière, voulut lui en faire le sacrifice 2 . »

À son tour, un savant membre de l'Académie des inscriptions, M. de la Saussaye, a copié en partie, mais en y ajoutant, le récit de son devancier : « François I er ,

1. Ce second vers ajouté a été changé je ne sais à quelle époque, mais la transformation était faite avant 1825. Victor Hugo, qui visita le château cette même année, écrivait le 7 mai à Adolphe de Saint -Valry qu'il avait arraché et emporté un morceau du châssis de la croisée sur laquelle François I er avait inscrit les deux vers : Souvent femme varie, Bien fol est qui s'y fie. Voy. E. Biré, Victor Hugo avant 1830, 1883, in-18, p. 374.

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