‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 161 sur 291 · T. IX, p. 720. — Elle mourut en · texte numérisé non relu

T. IX, p. 720. — Elle mourut en

5. f Les filles d'honneur, » écrit Brantôme, en pensant probablement à sa sœur, « dont la garde est très malaisée, tant estroite soit-elle. • (T. VIII, p. 104.) C'était surtout à la cour « qu'il étoit

réputation 4 . Les pamphlets du temps ne la ménagent pas. Le n° 47 de la Bibliothèque de M mt de Montpensier mentionne Y Histoire de Jeanne la Pueelle par BP** de Bourdeille. Dans le Manifeste des dames de la cour, elle fait partie du choeur des filles de la reine implorant la miséricorde de Dieu « pour tant de péchés de la chair commis avec roys, princes, cardinaux, gentilshommes, évesques, abbés, prieurs, poètes, etc. » (L'énumération est fort longue 2 .)

Quoi qu'il en soit, Brantôme ne parait pas avoir eu grande affection pour cette sœur qu'il voyait tous les jours à la cour 3 et dont il a peut-être, c sans rien nommer, » suivant son expression, raconté quelque aventure amoureuse dans ses Dames. S'il ne parle qu'une fois d'elle dans ses livres, il ne Ta pas oubliée dans son testament, où il raconte fort brutalement c qu'il presta cinq cents escuz à la veuve de son frère André pour payer sa sœur de Bourdeille et la jetter hors de la maison, qu'elle ne faisoit que l'importuner du reste de son payement (de sa légitime), et oncques puis ne l'avons veue 4 . »

plus aisé, comme dit Montaigne, de porter toute sa vie une cuirasse qu'un pucelage. »

1 . C'est probablement à elle que s'adressent les quelques lignes mises sur un exemplaire de la Sofonisba, dont nous avons parlé, t. III, p. 257, note 2.

Page 1