‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 165 sur 291 · I. T. VHI, p · texte numérisé non relu

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la rendre mal fondée et odieuse, qu'il n'y eut là pas un qui n'admirast l'esprit de ceste reyne et ne demeurast estonné et confus; d'autant que, pour la dernière paroi le, elle dict : c Non ; je veux, et le roy mon filz, c qu'elle soit exterminée et qu'il n'en soit jamais plus c parlé, pour des raisons secrettes que je ne vous veux c dire, outre celles que je vous ay dict ; autrement, je c vous ferai ressentir que c'est que de désobéir au roy c et à moy. » Par ainsy chacun cal la, et plus jamais n'en fust parlé 1 . »

Pendant ce voyage de Guyenne survint un événement qui causa une grande émotion non seulement à la cour, mais parmi tous les chevaliers de Tordre du roi, de l'ordre de Saint-Michel. Cet ordre, si honoré jadis, avait été tellement prodigué qu'on l'avait surnommé le collier à toutes bêtes 2 : c Nostre roy Henry III s'en fascha, dit Brantôme, et de voir force petitz gallans ses compagnons et confrères. Il institua donc celuy du Sainct-Esprit, quasi en mesme forme pour les cérémonies que celuy de Sainct-Michel 3 . » — c J'estois avec la reyne en Gascoigne, et dirais voulontiers ce qu'elle m'en dist à moy indigne, et comme réprouvant cette nouvelleté, pour avoir quicté l'ancienneté qu'il ne falloit perdre pour estre si noble. »

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