T. IX, p
4. T. III, p. 74-75. — « Jamais roy, dit Gomberville, n'a fait
C'était encore avec amertume que sa fierté se révoltait contre les froissements et les dédains que les princes et les grands, c qu'il envoyé tous aux enfers de M. nostre maistre Rabelais, » n'épargnaient pas c aux petits compagnons. * — c Si nous autres, nous nous entendions bien, s'écrie-t-il, tous ces grands nous rechercheraient plus que nous ne les recherchons, car ilz ne se sçaroient passer de nous. Ce sont nous autres qui faisons les courtz des grandz et emplissons leurs armées, leurs salles et chambres de nos compaignies et présences, sans lesquelles que seroient-ilz? Mais nous ne nous pouvons garder de les suivre, tant nous sommes fatz et ambitieux 1 . » — « Mort-Dieu! vous autres roys et grandz princes vous ne valiez rien trèstous, » disait un jour le maréchal de Gossé au duc d'Anjou, c si Dieu vous faisoit raison, vous mériteriez d'estre tous pendus 2 . » Brantôme ne va pas aussi loin, mais en maint passage il s'élève contre la tyrannie des rois : « Le plus grand artifice qu'ils sont allez trouver pour se maintenir et agrandir, c'est d'avoir inventé que nos vies étoient à eux, desquelles ilz s'en servent, et de nous, comme de monnoye d'or et d'argent, qu'ilz font trotter, aller, virer, tourner, dépositer de la mesme façon les uns comme les autres ; et, après qû'ilz en ont faict, ilz nous plantent là et ne
tant de créatures et n'a élevé tant de simples gentilshommes aux plus grandes dignitez et aux plus belles charges de son Estât que luy, et jamais bienfaiteur n'a receu moins de marques de gratitude de ceux sur lesquels il avoit répandu ses grâces, ou plustost pour la prodigieuse élévation desquels il avoit fait des profusions encore plus prodigieuses. » (Mém. du duc de Nevers, 1. 1, préface, p. xv.)