‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 180 sur 291 · T. in, p · texte numérisé non relu

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monde, avecques dédain ou pitié. Ostez-leur les entretiens des mystères de la court, ils sont hors de leur gibbier ; aussi neufs pour nous et malhabiles, comme nous sommes à eulx 4 . >

Brantôme préférait à tout la chambre et l'antichambre de la reine, et il faut voir avec quel enthousiasme il en parle. < Sa compagnie et sa court estoit un vray paradis du monde et escolle de toute honnesteté, de vertu, l'ornement de la France, ainsi que le sçavoient bien dire les estrangiers quand ils y venoient; car ils y estoient très bien receus, et commandement exprès à ses dames et filles de se parer, lors de leur venue, qu'elles paroissoient déesses, et les entretenir sans s'amuser ailleurs ; autrement elles estoient bien tancées d'elle et en avoient bien la réprimande 2 . »

Il revient plus d'une fois sur cette belle école de c toute honnesteté et de vertu » qu'il connaissait à fond et dont plus d'une écolière doit figurer dans le deuxième livre des Dames; il est plaisant de voir avec quelle confiance il proteste contre les méchants bruits qui circulaient dans le public : < Or il faut que je die une mauvaise opinion que plusieurs ont eue et ont encores de la cour de nos rois : que les filles et femmes y bronchent fort, voir coustumièrement ; en quoy bien souvent sont-ils trompez, car il y en a de très chastes, honnestes et vertueuses, voire plus qu'ailleurs, et la vertu y habite aussi bien, voire mieux qu'en tous autres lieux, que l'on doit fort priser pour estre bien à preuve 3 . »

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