‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 182 sur 291 · Voy . p. 237, note · texte numérisé non relu

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tements les plus affreux aux ancêtres du jeune prince (le duc de Bordeaux) , aux rois qui ont régné sur nos aïeux 1 . » Brantôme aurait ri de bon cœur de cette imputation. Aujourd'hui, c'est un lieu commun que de parler de la profonde corruption de la cour des Valois, où tout le monde s'étudiait à pratiquer ce qu'on avait appelé la Philosophie de France*. Je n'insisterai pas sur l'effroyable débordement de mœurs qu'il nous raconte sans le moindre scrupule, sans le moindre blâme, et que viennent malheureusement confirmer tous les écrivains du temps.

La dépravation commençait de bonne heure chez les jeunes filles ; comment s'en étonner? Voici à quels spectacles on les conviait : « Il me souvient, dit Brantôme, qu'une fois le roy Henri II estant à Sainct- Germain-en-Laye sur le mois d'aoust et de septembre, il luy prit envie d'aller le soir voir les cerfs en leurs ruths en cette belle forest de Sainct- Germain, et menoit des princes ses plus grands familiers, et aucunes grandes dames et filles que je dirois bien. Il y en eut quelqu'un qui en voulut causer et dire que cela ne sentoit point sa femme de bien ny chaste d'aller voir de telles amours et tels ruths de bestes, d'autant que l'appétit de Vénus les eh eschauffoit davantage, à telle imitation et telle veue, si bien que... (ici des mots trop crus pour que nous les reproduisions) . Le roy le sceut, et les princes et dames qui l'y avoyent

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