‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 196 sur 291 · Registres mss. du Parlement, à la bibl. de l'Institut · texte numérisé non relu

Registres mss. du Parlement, à la bibl. de l'Institut

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où A se rendait à la messe, c Elle Uiy pré* senta son fils, qui pouvoit avoir trois ou quatre ans, et luy dit : « Au moins, Sire, puisque vous avez € donné la grâce au meurtrier du père de cet enfant, c je vous supplie la luy donner aussi dès cette heure, c pour quand il sera grand, il aura eu sa revanche et c tué ce malheureux. * Du depuis, à ce que j'ay ouy dire, la mère, tous les matins, venoit esveiller son enfant, et, en luy montrant la chemise sanglante qu'avoit son père quand il fut tué, elle luy disoit par trois fois : « Advise-la bien, et souvien-toy bien, quand c tu seras grand , de venger cecy ; autrement je te c déshérite 1 . »

Après la paix qui mit fin à la première guerre civile, les protestants furent réintégrés dans les charges qu'ils occupaient avant les hostilités, et le frère de Goligny, Andelot, reprit sa charge de colonel de l'infanterie française. Charles IX, ou, pour mieux dire, sa mère, créa alors la charge de mestre de camp d'un régiment français spécial pour la garde du roi et la donna à Gharry, qui ne tarda pas à entrer en démêlés avec Andelot. c Je ne vis jamais un plus gracieux homme de guerre que celui-là, » dit Brantôme, qui lui donnait en vain de sages conseils de modération, qu'il n'écouta pas, « ce qui fut cause de sa mort; car, M. d' Andelot ne pouvant plus supporter ses bravades, Ghastelier-Portaut, gentilhomme de Poitou, fort honneste et brave, qui suivoit M. l'amiral et estoit fort aymé de luy et de M. d' Andelot, prit l'occasion de tuer ledit Gharry, sur le subject que quelques années aupa-

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