T. IV, p
4. Brantôme lui a adressé trois sonnets. <Voy. t. X, p. 418, 421, 474.)
5. T. IX, p. 164-165. — Brantôme lui a adressé un sonnet. (Voy. t. X, p. 415.)
Charles de Théligny, c qui s'estoit rendu un si accon> ply jeune gentilhomme et en lettres et en armes que peu de sa volée y a-t-il eu qui l'ont surpassé. Il fat tué au massacre de la Saint-Barthellemy 1 , comme d'autres gens de bien dont ce fut grand dommage. Je le regrette comme mon frère; aussi Testions -nous d'alliance et de confédérations*. > Sa perte fut malheureuse pour Brantôme, car, d'après le sonnet que nous avons donné plus haut, on voit quelle heureuse influence il aurait pu exercer sur lui 8 .
L'autre est François de la Noue, dit Bras-de-fer, qui avait épousé la soeur de Théligny, Marguerite. Montaigne comptait parmi c les remarquables événements de son temps sa constance, bonté et doulceur de mœurs, » au milieu des guerres civiles, € vraye escholle de trahisons, d'inhumanité et de brigandage, où toujours il s'est nourry grand homme de guerre et très expérimenté 4 . * « On ne se peut assez saouler de dire les biens, les vertus, les valeurs et les mérites qui estoient en luy, > dit Brantôme, qui était devenu son grand ami 5 . Leur liaison datait, je crois, du voyage qu'ils firent en si nombreuse compagnie pour conduire Marie Stuart en Ecosse. Au siège de la
1. « Théligny, qui, la veille de la Saint -Barthélémy, avoit menacé de coups de poignard ceux qui vouloyent faire soupçonner le bon roi (de l'attentat de Maurevert sur Goligny), ayant eschappé trois ou quatre maisons , fut tué sur les tuiles d'une fenestre par les gardes de Monsieur. » (Âubigné, Hist. univ., édition de 1626, col. 546.)