‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 206 sur 291 · T. VII, p · texte numérisé non relu

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Rochelle, c la pluspart du temps ils couchoient ensemble. > Cette intimité, qui était tellement connue que Henri III, revenu de Pologne, envoya de Lyon vers lui Brantôme, c pour ouvrir quelques propos de paix, » fut cimentée par un service signalé que lui rendit son ami : c Un soir, en se voulant retirer du Louvre fort tard, quelque temps avant qu'il allast en Flandres, l'ambassadeur d'Espagne, qui avoit bien sceu comment La Noue vouloit aller faire quelque chose qui ne valloit guières contre le roy son maistre, ayant dressé une fricassée et une partie pour le faire tuer, en allant de là l'eau au fauxbourg Sainct-Germain, en son logis, et luy, en ayant sceu l'avis très certain, il ne fut accompaigné d'aucuns que de moy et mes gens, encore qu'il eust là des amys ; mais ilz firent les sourds et recreus 1 ; et le menay sain et seur en sondict logis delà l'eau, sans qu'on osast nous attaquer nullement, encor que nous trouvasmes quelques gens de rencontre, qui n'estoient là pour bien faire 2 . *

Ceci se passait au moment où, appelé par le prince d'Orange et les États généraux, qui lui offraient le titre de maréchal-général du camp « avec de beaux partis et appointements, » La Noue se disposait à rentrer en Flandre. « M. d'Estrozze et moy le vismes partir de France ; et, sans M. d'Estrozze, je m'estois desbauché et résolu d'aller avec luy ; mais il me retint et me pria de n'y aller point. Que maudite soit l'heure que je le crus ! car je serois maintenant mort avec gloire ou je vivrais plus heureux que je ne suis. Ce n'est pas

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