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la première fois que mondict sieur d'Estrozze a retardé aucunes bonnes fortunes qui se sont présentées à moy ; mais je l'aymois tant qu'il disposoit de moy comme il vouloit 1 . » Strozzi avait eu raison, quoi qu'en dise Brantôme. Après de nombreux faits d'armes, le 10 mai 1580, La Noue fut pris à Ingelmunster par le marquis de Richebourg et livré aux Espagnols, qui lui firent subir une dure captivité, d'où il ne sortit qu'en 1 585, grâce à l'intervention des ducs de Lorraine et de Guise.
Brantôme aida tant qu'il put à sa délivrance, c Je puis me venter, dit-il, qu'il n'a pas eu un de ses amys qui l'ayt plus servy durant sa prison, ny plus sollicité, ny pris mieux la parolle pour luy que moy, et n'en desplaise à feu M. d'Estrozze, son intime amy, qui n'en osa jamais parler au roy ny à autres grands comme moy 2 . > Quand La Noue, devenu libre, vint c pour faire la révérence au roy et luy parier des conditions de sa liberté, > il ne put voir son ami, alors absent de la cour ; c il ne me fit qu'envoyer de simples recommandations par H. du Préau, que j'ay nourry page, aujourd'huy gouverneur de Chàtelleraud, et luy dit qu'il m'escriroit et me remercierait des services que luy avois faicts en prison. » Hais là se bornèrent leurs relations, car il n'en entendit plus parier.