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a voit homme d'épée que M. du Gua et moy ! . En devisant, durant le disner, de l'amour et des commoditez et incommoditez, plaisirs et desplaisirs, du bien et du mal qu'il apportoit en sa jouissance, après que chacun eut dit son opinion et de l'un et de l'autre, il conclud que le souverain bien de cette jouissance gisoit en la vengeance (contre le mari) , et pria un chacun de tous ces grands personnages d'en faire un quatrain impromptu; ce qu'ils firent. Je les voudrois avoir pour les insérer icy, sur lesquels M. de Dol, qui disoit et escrivoit d'or, emporta le prix 2 , p
La faveur dont du Gua jouissait auprès du roi, c qui luy estoit bien due par ses vertuz, » croissait de jour en jour, et, au dire de Brantôme, il n'en faisait pas un mauvais usage 3 , mais son orgueil et son arrogance, qui n'épargnaient ni hommes ni femmes, lui avaient attiré de nombreux ennemis, et il lui était arrivé de tenir sur la sœur du roi, Marguerite, « quelques propos assez désadvantageux et assez bastans pour mettre le frère et la sœur en inimitié ou quelque picque. » Elle l'apprit et en conçut un ressentiment que rien ne put apaiser. Henri III, à son retour de Pologne, voulant les réconcilier, lui avait donné une lettre à
1. A cette époque, Aubigné n'était encore qu'écuyer du roi de Navarre et ne s'était signalé par aucun fait de guerre.