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2. Gounellieu avait tué « un jeune frère de Vitteaux, de l'âge de quinze ans, mal à propos, disoit-on, et avec supercherie. »
champs. » Malheureusement pour lui, il avait, en attaquant son adversaire, blessé à la cuisse l'un des Boucicaut si gravement qu'il fut obligé de s'arrêter pour le faire panser « à quelque petit barbier de village, ce qui fut cause qu'ayant esté poursuivy par le prévost Tanchon, fut pris à douze lieues de Paris, non trop à Taise, car il fit grande deffence, dont il fut fort blessé, et fut mené à Paris au Four-1'Évesque, en tel danger que du jour au lendemain nous le tenions exécuté. Je le vis deux fois en la prison, qui me disoit tousjours, d'une façon assurée, qu'il ne se doubtoit pas moins que de la mort, de laquelle il ne se soucyoit, puisqu'il avoit vengé celle de ses deux frères. Le voilà donc aux vespres de la mort, car le roy et le roy de Poulloigne crioient qu'il meure. » Sa perte paraissait certaine, mais, par bonheur pour lui, son frère, M. de Nantouillet, prévôt de Paris, qui logeait alors les principaux de l'ambassade polonaise, les pria de demander sa grâce aux deux rois. « J'estois, dit Brantôme, en la chambre du roy de Poulloigne quand ils vinrent, où je les vis haranguer tout en latin, éloquamment. » Le roi n'accorda pas immédiatement leur requête, mais leur donna grande espérance. On attendit le départ du roi de Pologne, son principal persécuteur. « L'on fait son procès à la voilée ; son pardon et grâce luy fut donnée et bien intérinée. Le voylà pourmener par la ville de Paris et à la cour, mieux que jamais bien venu et arregardé de tout le monde 1 . »
Milhaud était un ami intime de du Gua, qui c s'en formalisa comme si ce fust esté son frère, » et ne put