Canton, coin
cousin, que quand je serais au Louvre, que je portasse la parolle pour luy : c Qu'on avoit faict un c affront à Bussi, dont il s'en ressentirait avant que c mourir, et bientost, contre quiconque fust, et qu'on « se guardast de luy ; » et puis me pria de porter ses humbles recommandations à une dame de laquelle il portoit deux faveurs sur luy, Tune à son chappeau et l'autre à son col, car il portoit un bras en escharpe, et que les faveurs seraient bien cause qu'il en tuerait quelques-uns avant qu'il fust longtemps, et que l'affront qu'on luy avoit faict serait vangé par plus de sang qu'on ne luy avoit voulu faire perdre. Je ne faillis de dire le tout et m'en acquicter, comme je luy avois promis 1 . »
Il ne revint à la cour qu'en 1578 rejoindre son maître le duc d'Anjou, réconcilié avec son frère, et immédiatement il se prit de querelle avec Quiélus qui, quelques jours après, le rencontrant sur le quai près de la Porte-Neufve et peu accompagné, le chargea. « M. de Bussy... bravement se démêla d'eux, et gentiment se sauva, et s'en alla au pont Saint- Clou, » d'où il écrivit une lettre au roi qui c ne voulut que les choses n'allassent plus advant. * Il se retira alors de la cour, et, l'année suivante, le 1 9 août, il fut assassiné, au château de la Goutancière, par le comte de Montsoreau, de la femme duquel il était l'amant. Toute la province d'Anjou se réjouit de sa mort, et le duc lui-même ne fut pas trop fâché d'être débarrassé de lui.
« Telle fut la fin, dit L'Estoile, du capitaine Bussy,