Hùt. univ., éd. de 1626, col
2. Cette poésie, signalée par M. P. Paris, qui en a publié une partie dans son édition de Tailemant des Réaux (t. VI, p. 477- 480), a été insérée en entier, par M. A. Joubert, dans l'ouvrage cité plus haut, p. 280, note 2.
Me force et me contrainct que j'égare mon œil Dessus quelque fenestre, aussy tost je regarde, Je voy de tous costez ces traistres conjurez Qui désirent ma mort s'ils n'estoient asseurez A . Leur cœur lâche, et non point ma fortune, me garde.
Lors d'un brave désir je veux, pour me vanger, Sortir, bleczer, tuer, me jeter au danger, Vous reporter la main de leur sang toute teincte. Hais la peur d'offenser, au fort de mon desseing, L'honneur que je vous doibs me saisit par la main. Jamais un grand amour ne marche sans la craincte.
Il fallait être Bussy pour mêler des images sanglantes à des déclarations amoureuses. Il est vrai qu'il s'adressait à Marguerite.
— De tous les amis de Brantôme, celui qu'il parait avoir le plus aimé et qui a exercé sur lui une influence souvent heureuse, c'est Philippe Strozzi. Son père, Pierre Strozzi, par son mariage avec Laudamine de Médicis, était devenu cousin de Catherine, qui le fit venir en France où ses services, ses talents militaires lui valurent le bâton de maréchal. Il fut tué au siège de Thion ville. C'était un homme d'une grande intelligence, un lettré et un érudit comme il s'en trouvait tant à cette époque dans la noblesse italienne. U avait traduit en grec les Commentaires de César, en les accompagnant d'un commentaire en latin 2 . Il fit venir