Discours sur les duels, t. VI, p. 284 et suiv
de marestz mal advantageux pour la cavallerie et gendarmerie françoise , qui ne peut là si bien combattre comme elle eust faict ailleurs, ainsy que j'ay ouy dire à feu mon père, qu'y fut blessé à la mort, combattant avecques M. de Bayard, qu'y fut aussi blessé 1 . »
Une des curiosités qui attirèrent le plus son attention, ce furent les tombeaux des personnages illustres. Avant d'arriver à Genève, au commencement de son voyage, il avait visité les célèbres mausolées du couvent de Brou 8 ; à Venise, il alla voir le tombeau d'Alviane 3 , à Naples, ceux de Lautrec, dont il copia l'inscription, et de Pescaire 4 . Il n'avait garde d'oublier celui du connétable de Bourbon dont le nom, malgré sa trahison, était resté si populaire parmi la noblesse. Ce tombeau était à Gaëte. Lui et M. de Quélus s'y rendirent, toujours accompagnés par le vieux trompette qui leur avait montré < toutes les singularitez de là et surtout la place et forme du siège de M. de Lautreq 5 . » Il nous a laissé de cette visite un récit trop intéressant pour ne pas le citer presque en entier :
c Le matin, dit-il, après avoir couché à Gaëte, nous allasmes à la porte du chasteau, demandant s'il nous seroit point permis de voir le chasteau et tumbeau de M. de Bourbon, et que nous estions gentilzhommes françois. Quelques-uns des gardes nous dirent qu'ilz