‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 230 sur 291 · Probablement son premier voyage d'Italie · texte numérisé non relu

Probablement son premier voyage d'Italie

La rupture avec c une si douce maîtresse » lui causa quelques regrets 1 , mais c'est surtout à la cour qu'Amour c est oiseau de passage, » suivant l'expression de Remy Belleau 2 ; il l'avait quittée pour c choisir un butin de nos roys, > M lle de Rouhet, qui avait été la maîtresse d'Antoine de Navarre, c Les restes de ces grands rois ne sauraient être que très bons, > dit-il quelque part 3 . J'ignore si la passion heureuse ou malheureuse qu'elle lui inspira fut très longue , mais elle paraît avoir été très vive. Il le lui dit dans un sonnet :

Je n'ay eu nul repos depuis que j'eus au cœur Les beaux traicts de vos yeux qui me firent malade; Car soit que seul je sois aux champs, à la bourgade, J'ay toujours le front bas, abattu de langueur.

J'ay voulu esprouver si de Mars la fureur Allantiroit mon mal, mais soit qu'à l'embuscade Je fusse toute nuit, transi dans ma sallade, Moins je trouvois la paix en tant aspre douleur.

Je n'ai jamais, Rouet, souffert douleur pareille,

Et si ay de mon sang veu la terre vermeille

De lance, arquebuzade et d'espée en maints lieux 4 .

Il écrit à Talard, qui était son rival :

... Si vous aimez Rouet pour vostre dame,

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