‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 248 sur 291 · T. Vin, p · texte numérisé non relu

T. Vin, p

3. Voy. la table des matières à l'article Marguerite de Valois, t. XI, p. 260-261.

4. Un méchant homme, qu'il ne veut pas nommer, t fit empoisonner meschantement son abbé titulaire, un très homme de bien, certes, et en même temps postula cette abbaye à Henri ni; mais le roi lui demanda : « Si j'estois mort, comme me plaignant. »

famille qu'il accuse d'ingratitude, il éprouva dans les dernières années du siècle deux pertes qui lui furent très sensibles. La première est celle de sa nièce, M me d'Aubeterre, qui mourut à trente ans, le 8 septembre 1 593 ; et il nous a parlé en termes très touchants de ses derniers moments * . L'autre est la mort de sa belle-sœur, M me de Bourdeille (28 juin 1598). Il leur a consacré des oraisons funèbres, des tombeaux en prose et en vers, t en forme de dialogue. » C'est dans un post-scriptum du tombeau en prose de M me d'Aubeterre qu'il déclare t prendre congé des Muses et leur dire adieu pour jamais 2 . j>

Dès lors, rien ne put le détourner de ses études et de la rédaction de ses livres, t que j'ay faictz, dit-il, et composez de mon esprit et invention, et avecques grande peine et travaux escrits de ma main 3 . »

Quand l'âge et les infirmités vinrent lui apprendre qu'il était « engagé dans les avenues de la vieillesse, » il ne sut pas imiter son compatriote Montaigne, qui disait avec mélancolie : c II faut souffrir doulcement les lois de nostre nature. Nous sommes pour vieillir, pour estre malades en dépit de toute médecine 4 . » Demander la patience et la résignation à Brantôme, c'était trop exiger de lui. Jusqu'à la fin de sa vie, il regretta c ces jeunes ans, au prix desquels tous empires et royaumes ne sont rien 5 , » et ne put se

Sur sa réponse négative, il lui dit : « Elle n'est donc pas vacquante, « retournez- vous-en. » (T. III, p. 116.)

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