C'est Prosper Marchand qui, sous le pseudonyme de Phra
tout sont de trois différentes mains. Les premières, marquées d'une croix (+) ou d'une étoile (*), et qui ne se rencontrent guère que dans les XI e et XV e tomes, sont des auteurs mêmes, c'est-àdire de Brantôme et de M. de Glairambaud. Les secondes, marquées de lettres (a), (ô), (c), (d), etc., sont de feu M. Le Duchat, qui en avoit chargé les marges de son exemplaire. Et les troisièmes, marquées de chiffres (4), (2), (3), (4), etc., sont de l'éditeur, qui en avoit usé de même à regard du sien.
L'édition qu'on a particulièrement suivie est celle de Leide, chés Sambix, en 4666, parce que les curieux l'ont toujours regardée comme la meilleure. Il auroit été facile de surcharger celle-ci de portraits, peu d'ouvrages en étant naturellement aussi susceptibles que celui-ci. Mais, pour n'être point à charge au public et simplement pour s'accommoder à l'usage établi, on s'est contenté d'en mettre un à la tête de chacune des diverses parties de ce recueil.
Le seul de ces portraits qui nous intéresse est celui de Brantôme, représenté à l'âge d'environ quarantecinq à cinquante ans ; la physionomie est soucieuse et triste. La gravure est de Schley, le meilleur élève de Bernard Picard. Il est placé, au tome XV, en tête de la généalogie des Bourdeilles i .
En 1822, un érudit distingué, M. Monmerqué, qui, par respect pour sa robe de magistrat, dut garder l'anonyme, donna une excellente édition 2 où
sendorp, a traduit les phrases espagnoles données par Brantôme. (Voy. la note 1 de la page l du tome VII.)
1. Nous signalerons encore un portrait, d'après l'original, du cabinet de M. Benjamin Fi lion, dans la brochure de M. Galy sur le château de Richemont que nous avons citée. Il y en a un autre imprimé sur la couverture d'une intéressante conférence faite par M. G. Bussière, le 28 septembre 1895, pour l'inauguration du monument élevé à Brantôme. (A Périgueux, chez Jougla.) Enfin j'en signalerai un troisième (un crayon) dans la collection du Saint-Esprit à la Bibliothèque nationale.
2. Cette édition a été attaquée dans une lettre adressée au Jour-
Ton ne peut regretter que la rareté et la brièveté des notes et l'absence d'une table de matières. Elle est intitulée : Œuvres complètes du seigneur de Brantôme, accompagnées de remarques historiques et critiques, collationnées sur les manuscrits autographes de la bibliothèque du roi et augmentées de fragments inédits, 1 822-1 824, 8 vol. in-8°. Le texte de cette édition a été reproduit par Buchon dans le Panthéon littéraire, et nous l'avons aussi adopté dans notre édition en y ajoutant les variantes que nous ont fournies les manuscrits de la Bibliothèque nationale.
Enfin, en 1 858, parut dans la Bibliothèque elzévir vienne de Jannet le premier volume d'une édition s'annonçant sous les meilleurs auspices :
Elle est intitulée : Œuvres complètes de Pierre de Bourdeilles, abbé et seigneur de Branthâme, publiées pour la première fois selon le plan de V auteur, augmentées de nombreuses variantes et de fragments inédits, suivies des œuvres d'André de Bourdeille* * et
nal des Débats (3 mars 1833) par M. le marquis de Bourdeille, arrière-petit-neveu de Brantôme et le dernier de sa famille. Ayant eu, dit-il, par héritage les seuls manuscrits autographes qui existent, il déclare les avoir collationnés avec ceux de Dupuy, et il peut assurer que ces derniers sont extrêmement inexacts ; 11 lui paraissait évident que c les manuscrits de la bibliothèque, ni aucune des éditions qui ont paru jusqu'à ce jour ou qui pourraient paraître à l'avenir, n'avaient et ne pouvaient avoir aucune authenticité sans le secours des manuscrits qu'il possédait, t Ces étranges prétentions, qui dénotaient une complète ignorance des faits, ont été solidement réfutées par une lettre signée du libraire (Foucault), mais qui était évidemment de M. Monmerqué. (Voy. le Journal des Débats, 11 mars et 11 mai 1833.)
1. Les œuvres de Henri de Bourdeille ont été, depuis l'édition de 1740, réimprimées dans toutes les éditions complètes de Bran-
d'une table générale, avec une Introduction et des Notes, par M. Prosper Mérimée, de l'Académie françoise, et M. Louis Lacour, archiviste paléographe.
En tête du premier volume, les éditeurs ont placé une excellente préface en deux parties, dont la seconde nous a épargné un long travail. Us y ont donné la liste de tous les manuscrits originaux ou copies dont ils se sont servis et y ont joint l'indication des éditions complètes de Braatôme. Je ne peux mieux faire que d'y renvoyer le lecteur 1 .
Cette édition, commencée en 1858, c'est-à-dire il y a trente-huit ans, a été interrompue à diverses époques par la mort des deux premiers éditeurs. Elle est terminée depuis 1 895 avec le treizième volume.