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plusieurs fois monstre de grandes familiaritez et privautez à un sien valet de chambre, etc., etc. » Cet « honneste gentilhomme > était de la même famille que les marchands génois dont nous venons de parler. L'aventure plus que libre qu'il a si plaisamment racontée, il Ta prise au chapitre 72 de Béroalde 1 ; il a copié le dialogue des deux personnages presque textuellement, mais l'a rendu encore plus vif et plus leste.
11 a opéré de la même manière pour l'histoire de ce malheureux moine, « le meilleur de son royaume, » que, sur un signe mal compris de Louis XI, le grand prévôt Tristan l'Hermite aurait envoyé au fond de la Seine enfermé dans un sac, en lieu et place d'un sacripant de capitaine dont le roi voulait se débarrasser. Seulement il a interverti les rôles. Dans Béroalde c'est un gentilhomme innocent qui subit le sort réservé à un abbé aussi innocent que lui 2 . Ajoutons qu'ici, comme ailleurs, le récit a singulièrement gagné sous la plume du dernier conteur.
Je signalerai encore deux rapprochements tirés du même livre. La vilaine mésaventure arrivée à Bonnivet, surpris une nuit par François I er chez M me de Chateaubriand, a son analogue, sauf les noms des personnages, dans le chapitre 40 3 , et, dans le chapitre 58, je retrouve le vœu que faisait, dit Brantôme, c un grand prince que je sçay > de ressembler à certains animaux 4 .
1. P. 259, 260 de L'édition donnée par P. Lacroix. Paris, Gosselin, 1841, in-18.