Brantôme, t. IX, p. 22; Béroalde, p
Je Us dus les Rodomontade** : c Un soldai garera, en Piedmont, ayant esté condemné avoir la coupe testée 2 , comme dit Rabelais, il dict : Cab de Diou, lou cab/ You donne lou reste per un hardyt. Il dict bien un autre mot, mais il estoit trop sallaud, et pour ce je le tays, bien qu'il fust plaisant, et mesmes estant sur la poinct de la mort. » Ce scrupule ne peut que faire honneur à Brantôme, mais ce n'était point une raison pour l'empêcher de nous dire que ce soldat gascon ressemblait à s'y méprendre au bandoulier Gambaire dont il est question dans la 82 e nouvelle des Nouvelles récréatives et joyeux devis de Bonaventure Despériers. Jugé par le parlement de Toulouse et averti par le président de remercier la cour qui, lui épargnant les tortures, ne l'avait condamné qu'à perdre la tète, c il respondit incontinent en son gascon : Cap de Diou, be vous donné la reste per un viet d 7 aze z . » Brantôme connaissait bien ce livre d'où il a tiré l'histoire de Louis XI et du jeune scribe 4 , et celle du curé qui avait une carpe vivante sous sa robe 5 .
Les recueils d'anecdotes, de bons mots, etc., sont assez nombreux au xvi e siècle, mais ils se répètent la plupart du temps avec toutes sortes de variantes de noms propres et de pays. Brantôme a dû en lire beaucoup et il a pu y glaner par-ci par-là quelques traits,