Cb. xxxi, p
3. Contes d'Eutrapel, p. 263. — On peut encore faire un rapprochement entre l'histoire du fou Colin (Brantôme, t. IX, p. 464) et celle de dom Robert Jouant {Contes d'Eutrapel, p. 169), mourant tous deux en prenant des mouches.
une historiette dont le héros aurait été Ferdinand d'Avalos, marquis de Pescaire, mort en 1571 *.
Il était amoureux d'une belle et vertueuse dame, et une fois, en lui faisant une visite, il oublia sur son lit un gant, qui, retrouvé par le mari, lui fit délaisser complètement sa femme. Celle-ci mit un jour sur sa table quatre vers où elle se plaignait de son abandon. Il y répondit par un quatrain, et le marquis, à qui le tout fut porté, y répliqua aussi de la même manière. Mon savant confrère M. François Delaborde a eu l'obligeance de m'avertir que ce conte se trouvait dans la Chronique latine de Jacques d'Acqui, né vers la fin du xiii e siècle, chronique publiée pour la première fois à Turin, en 1848, dans le tome III des Scrif tores historiée patriœ 2 ; seulement le héros n'est plus le marquis de Pescaire, mais l'empereur Frédéric II. Enfin, M. P. Meyer m'a signalé, dans la Romania*, deux articles de M. Saint- Prato qui le donne comme un conte oriental. Je ne sais absolument pas où Brantôme a pu puiser cette anecdote ; elle lui aura peut-être été communiquée à Milan par quelque savant.