Essais, liv. I, ch. xvn
3. Régnier de la Planche, De V estât de la France sous François II, éd. du Panthéon, p. 421.
4. c Le François ne fut jamais qu'il n'aymast à mener les mains, sinon contre l'estranger, plustost contre soy-mesmes. Aussi le Bourguignon et le Flament disent de nous que : • Quand le France cois dort, le diable le berce. » (Brantôme, t. VI, p. 120.)
« sonner le tabourin » pour lever des troupes, leurs agents avaient la charge expresse, afin que leur armée ne fût pas « bigarrée, » de refuser d'enrôler tout soldat qui n'apporterait pas « tesmoignages de leurs curés et vicaires d'estre catholiques 1 ; > aussi, dans cette première guerre, « les bons soldats, dit Brantôme, se rangèrent la pluspart du costé des huguenots, de sorte que, pour un temps, ils nous surpassèrent en nombre de soldats vieux et bons 2 . » Les chefs des réformés, qui ne s'inquiétaient pas de la bigarrure, comptaient dans leurs rangs, et il en fut toujours ainsi dans les guerres suivantes, bon nombre de catholiques. Au siège de Rouen, « la pluspart de ceux qui estoient dans la ville, nous dit-il encore, estoient butant huguenots que moy 3 . »
« Les réformés, dit Àubigné, avoient fait la première