‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 43 sur 291 · Hist. univ., t. I, col · texte numérisé non relu

Hist. univ., t. I, col

4. A la fin de son Discours sur Charles IX, Brantôme raconte avoir vu à Rome t un très beau pourtrait de la France despeinte et représentée en forme d'une belle Pallas toute armée, sa lance en une main et son escu en l'autre, force livres à ses piedz et entournée et ombragée de force espicz de bled avec ces motz : Marte, arte, frugibus. » (T. VI, p. 285.)

5. Relations des ambassadeurs vénitiens. Relation de J. Correro, t. Il, p. 143.

malgré les hostilités, continuait avec les Anglais, les Flamands et les Espagnols c par le besoin, dit-il, que c ceux-ci ont des vivres et des marchandises de la c France, et on ne doit pas s'émerveiller si, en temps c de guerre, non-seulement à l'intérieur du royaume, « mais en Italie, tous les gens étoient payés en écus c espagnols et en réaux d'argent 1 . » Claude Haton dit à son tour : c Les gens des villages estoient si riches c et pleins de tous biens, si bien meublez en leurs c maisons de tous meubles, si plains de volailles et « bestial que c'estoit une noblesse 2 . > Enfin, les pertes se réparaient si Vite qu'en 1 577, après tant d'années d'une guerre dont les ravages s'étaient étendus à toutes les provinces, Jérôme Lippomano ne revenait pas de son étonnement en voyant quelle abondance, en pain, viande, poisson, foin, blé, on trouvait partout, non seulement dans les villes et les châteaux, mais dans les bourgs et dans les plus petits villages 3 . Et pourtant peu de localités échappèrent aux calamités de la guerre. Il n'y avait pas de ville catholique qui ne renfermât des protestants ou des gens c sentant la farine huguenotique, * comme dit Claude Haton, ni de ville huguenote qui ne contint des catholiques, et, au moment de la prise, les vainqueurs ne prenaient pas la peine de faire une distinction entre amis et ennemis; à cet égard, ils se

i. Relations des ambassadeurs vénitiens. Relation de Michel Suriano (1561), 1. 1, p. 503.

Page 1