‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 44 sur 291 · Mémoires de Claude Haton, t. I, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Claude Haton, t. I, p

3. « È la grande abondanza de' viveri, non pure in ogni cittào in ogni castello, ma in ogni borgo, in ogni piccolo villaggio, di pane, carne, pesce, fieno e biada. » (Relations des ambassadeurs vénitiens. Relation de Jérôme Lippomano, t. II, p. 488.)

valaient tous les uns les autres, et, tant que durèrent ces guerres, on put dire avec L'Estoile 1 : c Le pauvre estoit pillé et ruiné, et le peuple mangé de tous les deux partis ; car si en l'ung il y avoit bien des larrons, il n'y avoit pas faute de brigands dans l'autre. » Et quel frein, d'ailleurs, pouvait les arrêter quand des chefs, comme le maréchal de Biron, avaient pour principe qu'un homme de guerre ne devait pas avoir peur de la justice 8 ? Les garnisons que l'on envoyait pour défendre ou protéger les places étaient redoutées des habitants à l'égal des ennemis ; aussi, quand elles étaient assez fortes pour le faire, les villes refusaient de les recevoir, et, suivant l'expression d'Aubigné, « leur faisoyent compter les doux de leurs portes 3 . »

La composition des armées aidait singulièrement aux brigandages et aux massacres. Dans les rangs des catholiques (sans parler dés troupes suisses disciplinées qui se couvrirent de gloire à Dreux et à la journée de Meaux 4 ) , on trouvait un corps espagnol payé

Page 1