‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 46 sur 291 · Voy. de Thou, liv. XXXI · texte numérisé non relu

Voy. de Thou, liv. XXXI

.. 2. « Il n'entra de cinquante ans en France, dit Théodore de Bèze, de plus couards hommes que ceux-là, combien qu'ils eussent la plus belle apparence du monde. » (Histoire ecclésiastique, éd. 1884, t. II, p. 299. Cf. Claude Haton, 1. 1, p. 355.)

3. Lettre autographe du maréchal d'Àumont à son secrétaire. (Bibl. de l'Institut, collection Godefroy, n° 564.)

profonde. Le 6 janvier 1563, Catherine de Médicis écrivait à M. d'Humières, gouverneur de Picardie, de ne pas craindre en cas de besoin c de s'ayder des communes par tocquesainct 1 . » Mais sa politique n'était trop souvent qu'une politique d'expédients, se fiant à son habileté pour calmer plus tard les passions qu'elle avait déchaînées, c Je vis, dit Brantôme, feu M. de Guyze le Grand détester ces eslévations (soulèvements) pis que le diable, aux premières guerres, que quelques communes d'Anjou, du Mans, mesmes de sa terre de La Freste-fiesnard*, faisoient autant de maux aux catholiques comm' aux huguenotz, et commanda aussitost qu'ilz se ressarrassent 3 . * Et en parlant des communes de Bretagne appelées par le duc de Mercœur, « qui ne lui servirent de rien, sinon à faire tous les maux du monde, cruautez et massacres, ainsy que telles personnes y sont adonnées, » il ajoute ces phrases où pçrcent toute la colère et l'horreur du gentilhomme pour ces terribles mouvements populaires : « Elles mériteraient, quand elles s'eslèvent ainsy, de les assommer jusques aux petits en fan s, comme j'ay ouy dire à des grandz, et n'en avoir ny compassion ny miséricorde, non plus qu'elles ont de nous autres, sans aucun respect ny acception de gens. Il faudrait mesmes assommer ceux qui les font eslever comme faisans vilainement contre toutes loix, droictz, raison et ordre de nature, de permettre et donner les armes à ceux qui ne leur appartiennent, et leur sont deffen-

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