‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 65 sur 291 · T. VIU, p · texte numérisé non relu

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3. « Je me vante que je fus le premier qui portay à la reyne sa mère l'envie qu'elle avoit de venir en France, et la veoir, dont elle m'en fist très-bonne chère alors et despuis ; car c'es-

position fut bien accueillie, et les négociations entamées à ce sujet entre les deux couronnes aboutirent l'année suivante à la fameuse entrevue de Bayonne à laquelle on a attribué une si grande influence sur notre politique intérieure.

De son séjour en Espagne, c où le soleil eschauffe bien les dames autant qu'en Orient 1 , » Brantôme n'a pas manqué de rapporter nombre de particularités et d'anecdotes qui ont trouvé leur place dans les Rodomontades, dans les Jurements et serments espaignols et dans la seconde partie des Dames. Il met en scène tout le monde, depuis les dames de la cour jusqu'aux courtisanes 8 , depuis les capitaines, les soldats, les religieux, les valets, jusqu'aux voleurs de grands chemins ;

toit sa bonne fille, qu'elle aymoit par dessus toutes : aussi elle luy rendoit bien la pareille ; car elle l'honorait, respectoit et craignoit tellement que je luy ay ouy dire que jamais elle n'a receu lettre de la reyne sa mère qu'elle ne tremblast et ne fust en allarme qu'elle se courrouçast contre elle, et luy dist quelque parolle fascheuse : et, Dieu sçait, jamais elle ne luy en dist despuis qu'elle fust maryée, ny se fascha jamais contre elle ; mais elle la craignoit tant qu'elle avoit ceste apréhention » (lbid., ibid.).

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