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novembre ! ; avant la fin du mois il avait rejoint la cour à Arles, et, le 28, Catherine de Médicis annonçait à l'ambassadeur de France en Espagne qu'elle avait vu « le jeune Bourdeille qui l'avait rendue de plus en plus asseurée de la bonne santé et entière convalescence de sa fille*. » Il ne s'attarda pas longtemps en Provence et s'en alla faire un tour en sa maison où il n'avait pas été depuis deux ans. Quand il partit d'Arles 3 , il eut pour compagnon de voyage le futur maréchal de France, Bellegarde, qui se rendait aussi en Périgord pour négocier près de la tante de Brantôme, M me de Dam pierre, le mariage de la fille de celle-ci 4 avec l'italien le Perron, depuis maréchal de Retz :
« Je pris, dit-il, le grand chemin de la poste de Languedoc et Gascoigne, et Bourdeaux ; luy prit celuy du Dauphiné, Lion, Paris et Guienne; c'estoit à qui arriveroit plus tost. J'arrivay huict jours advant luy, parce qu'il s'amusa à Paris, me dist-il : et courrions chacun à (avec) cinq chevaux de poste, autant l'un que l'autre, et nous séparâmes en Avignon 5 . »
1. Charles de Montmorency, Méru, chargé d'un message de Charles IX pour Philippe II, écrivait de Madrid à Catherine de Médicis, le 7 novembre, une lettre dont Brantôme était porteur, et où on lisait : c ... s'en retournant le sieur de Bourdeilles en France, il m'a semblé que ne devois faillir d'advertir Votre Majesté de mon arrivée en ce lieu-là. » (Bibl. nat., fonds français, ms. 15542, fol. 69.)
2. Lettres de Catherine de Médicis, t. II, p. 237. — A propos de l'entrevue de Bayonne qui eut lieu en juin 1565, Brantôme s'est trompé en disant (t. VIII, p. 12) : « Il n'y avoit pas quatre mois que j 'a vois laissé la reine en Hespaigne. » Il aurait dû dire sept mois.