‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 70 sur 291 · T. vni, p · texte numérisé non relu

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2. Voy. Ample Discours de l'arrivée de la royne catholique, sœur du roy, à Sainct-Jean-de-Lus, de son entrée à Bayonne. Paris, 1565, in-8*.

3. T. III, p. 119. Cette belle tapisserie existe encore au gardemeuble.

France; car, tant qu'ils y demeurèrent, depuis le plus grand jusques au plus petit, furent tous deffrayez et traictez de la cuysine du roy , comme je vis ; et jamais leur ordinaire ne leur manqua, qui estoit tout bon, et

beau et splendide 1 Je sçay que plusieurs en France

blasmarent ceste despence par trop superflue; mais la reyne disoit qu'elle le faisoit pour monstrer à l'estranger que la France n'estoit si totalement ruinée et pauvre, à cause des guerres passées, comme il l'estimoit ; et que, puisque pour tels esbatz on sçavoit despendre, que pour les conséquences et importances on leur sçauroit encore mieux faire ; et que d'autant plus la France en seroit mieux estimée et redoubtée, tant pour en voir ses biens et richesses, que pour voir tant de gentilshommes si braves et si adroicts aux armes, ainsy que certes il s'y en trouva là beaucoup, et qu'il fit très bon veoir, et dignes d'estre admirez 2 . »

Parmi les filles qu'Elisabeth avait emmenées avec elle, il y en avait une, Magdalena de Giron, d'une rare beauté, mais dont l'arrogance faisait dire par un Espagnol à Brantôme, qui la vantait : « Laissez-la, Monsieur, je jure Dieu qu'elle est si orgueilleuse, à cause de sa beauté, que si le ciel s'abaissoit et se prosternoit à ses pieds, elle ne daignerait pas lui dire de se relever et de se remettre en sa place. » Il ne la laissa pas et il eut à s'en repentir, car c'est bien lui sans aucun doute ce « gentilhomme françois bien honneste et galant » qui se trouvait près d'elle le jour de la procession de la Fête-Dieu : « Ainsi

î. t. ni, p. 123.

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