‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 76 sur 291 · Les rassurant par notre venue · texte numérisé non relu

Les rassurant par notre venue

force feitimes et courtizanes, et force autre» bouches in util les. Mais tous furent assurez de nostre veue, comme du fœu de Sainct-Elme, quand il parest dans et sur les vaisseaux après une grand 9 tourmente.

c II ne faut point demander si le grand maistre de Malte nous receut fort honnorablement , tant pour l'honneur que nous autres François luy faisions, et hiy François, de luy venir porter nos personnes pour secours. Aussi s'en sçavoit-il bien prévaloir de ceste gloire parmy les estrangers, et principallement les Espaignolz, qui estoient jaloux de nous 1 . »

Ce fut probablement peu de temps après leur arrivée dans l'île que, sur les plaintes de Soliman, un édit du roi les bannit tous et les désavoua 2 , mais ce désaveu et ce bannissement, qui n'étaient qu'une simple concession diplomatique, ne paraissent pas leur avoir causé grand souci.

Cette même année, le jeune duc de Guise partait, sans le moindre obstacle, avec « une très belle noblesse, » pour aller combattre les Turcs en Hongrie, pendant que d'autres Français allaient rejoindre l'armée du Grand Seigneur avec l'ambassadeur du roi, M. de Grandchamp, et qu'une autre troupe de gentilshommes, tous huguenots, et entre autres Yilleconnin, fils naturel de François I er , et Théligny, le futur gendre de Goligny, se rendaient à Gonstantinople, on ne sait pas trop dans quel but 8 . Gela donne une idée de ce

2. c II me souvient que lorsque nous ailasmes au siège de Malte, dont le Grand-Seigneur s'en plaignit au roy qui, pour le contenter, nous bannyt tous et nous désavoua. » (T. V, p. 405.)

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