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qu'était alors le droit international, et ici, il faut l'avouer, le beau rôle n'était pas du côté des chrétiens.
Brantôme ne put rester oisif pendant les trois mois et demi de son séjour à Malte ; et il en sortit plus d'une fois sur les galères des chevaliers avec le plus grand homme de mer de l'ordre, Romegas, lieutenant général du magistère. De ces courses il nous dit à peine quelques mots. Il paraît qu'il alla à la Goulette, en Grèce 4 9 et « autres lieux estranges, que j'ay, dit-il, cent fois plus aymé pour séjour que celuy de ma patrie, estant du naturel des tabourineurs qui ayment mieux la maison d'autruy que la leur 1 . »
En effet, cette vie active et aventureuse des chevaliers qui y gagnaient souvent la richesse 2 lui plut tellement qu'il était résolu à prendre la croix, c mais, dit-il, M. d'Estrozze, qui estoit mon ami parfaict, m'en destourna et empescha ; et me prescha tant et tant que je le creuz, me donnant à entendre que, pour une croix, ne devois quicter ma bonne fortune qui m'attendoit en France, fust de la part de mon roy ou d'une belle et honneste dame et riche, de laquelle j'estois alors fort serviteur bienvenu, que j'eusse peu espouser. Veu toutes ces considérations, je m'y laisse aller ainsi aux persuasions de mon amy, et m'en tourne en France, où, pipé d'espérance, je n'ay receu autre fortune, sinon que je suis esté, Dieu mercy, assez