C'est-à-dire : du naturel des Vénitiens. — T. m, p
2. T. VI, p. 388. — Montaigne, dans ses Voyages (p. 90), raconte avoir vu à Padoue « les écoles d'escrime, du bal, de monter à cheval, où il y avoit plus de cent gentilshommes françois. » Plus loin, il ajoute qu' « ils abondoient tellement à Rome qu'il ne trouvoit dans les rues, à son grand déplaisir, quasi personne qui ne le saluât en sa langue » (p. 122). — La Noue dit & son tour que beaucoup font le voyage d'Italie principalement < pour s'instituer en beaucoup d'exercices honnestes qui y abondent. Mais, parmi ces roses, on rencontre beaucoup d'espines, pour ce qu'y ayant mille appasts de volupté, comme semez dans les plus belles villes, la jeunesse, qui est désireuse de nouveauté et ardante en ses affections, ne se peut retenir qu'elle n'aille gouster, voire se saouler de ces douces poisons, et puis par la continuation s'en engendre de très sales habitudes. » (Discours, p. 120.)
à de gros souliiers de vasche pour les paysans, je luy dis : t Et quoy, maistre Blaize, qu'est cecy à dire? c Est-ce la boutique que j'ay veu d'autresfois, où vous c aviez d'ordinaire une douzaine de valletz, les uns c plus braves que les autres, qui ne travailloient qu'en c vellours et toutes sortes de marroquins et cabrons? c Qu'est devenu tout cela? Où est ce changement? » Il me respondit seulement, la larme à l'œil, avecqu'un grand souspir : c Hélas ! monsieur, les François n'y c sont plus; l'argent de France ne vient plus à nous; € aussi sommes-nous tous pauvres, et ne pouvons plus c faire ce que nous avons faict 1 . »
Il ne manqua pas d'aller se présenter chez le duc et la duchesse de Savoie, Marguerite de France, qui faisait un tel accueil aux gentilshommes français « qu'ils en avoient honte. » Elle voulut une fois l'obliger à se couvrir devant elle, et le pressa tellement qu'il fut obligé de lui dire : « Je crois que vous ne me tenez pour François et que j'ignore ce que vous estes, et le rang et le grade que vous tenez, estant du sang de nos roys que j'honore en vous honnorant comme il m'appartient 2 . » Elle ne se borna pas à ces marques de bienveillance. Pensant qu'au retour d'un si long voyage, il pouvoit avoir besoin d'argent, elle lui fît, un soir, présenter une bourse de cinq cents écus par sa dame d'honneur favorite, la sœur de Raiz, M me de Pancallier, qui aimait extrêmement M me de Dampierre, sa tante, et avait fort aimé sa mère. « Mais, » dit-il, et on peut l'en croire sur parole, « je puis jurer aveq'