‹ Brantom̂e: sa vie et ses écritsChapitre 88 sur 291 · T. IV, p · texte numérisé non relu

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quoi nous fusraes esbranlez. » Mais, sur ces entrefaites, eut Heu la Saint-Barthélémy, et < ce beau embarquement ne prit poincte et ne nous servit que de ruynes à nos bourses de tant de nous autres qui avions des vaisseaux 4 . » De tant de nous autres/ L'ambassadeur vénitien Gorrero ne se trompait donc point lorsque, parlant des pirateries des Français et des grandes plaintes qui s'en faisaient à la cour de France, il ajoute .: « Ma perche li grandi participant) de' bottini, quasi tutte son terminate con semplici parole 2 . »

Si Strozzi avait alors songé pour la première fois à aller « busquer fortune » en Amérique, il ne renonça pas à son projet. André Thévet, dans son Grand insulaire et pilotage, manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale, parle d'un navire de soixante-dix tonneaux appartenant à feu de bonne mémoire Philippe Strozzi, et dont le capitaine Jean Tes tu, débarqué à Nombre de Dios, périt en attaquant un convoi de mulets chargés d'or et d'argent pour plus de trois millions que les Espagnols envoyaient de Panama 8 .

C'était, en effet, vers les mers d'Amérique que, devançant l'ère des flibustiers, se dirigeaient, et depuis longtemps, les expéditions de ceux qui trouvaient que la course y était moins dangereuse et plus profitable que dans les mers d'Europe, car la coutume existait « qu'au delà des Açores nulle plainte n'étoit reçue 4 . •

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