‹ Bravos & siffletsChapitre 19 sur 30 · I .iss,ii;it(', à fiii y de Sainl C\ r, I"' léttkii U · texte numérisé non relu

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l'Académie lei rail rirve éternellement? Quoi I elle Eerail vivre éternellement Maurojr, La van, M lieu, ElouteviUe, Ferrand, Teslu, Parseval Grandmaison. Bergère! et Ballesdens, qu'elle i reçus dans sou giron? Voilà un genre d'immortalité dont M. Renan désire au moins le passer.

Cette immortalité, il se prépare a l'acquérir par d'autres moyens. « Comptez inr moi, dit-il, pour vous aider à étonner les personnes qui n'ont

pas le seeret de vos choix el n'en comprennent

pas toute la philosophie. » Ces personnes ^ont nombreuses et ne se laissent pas étonner si facilement que le croit bénévolement II. Renan. Que va-t-il Taire, se demande-t-on, pour étonner les pauvres diables qui n'ont pas le secret des choix de l'Académie et qui n'en saisissent pas toujours l'économie? On attend quelque proposition surprenante par son étrangeté, quelque chose de bien extraordinaire.

On croit qu'il va s'écrier, dans une virulente apostrophe : « Voulez-vous que j'imite le violoncelle aussi bien que Fusier, du Palais-Royal? Voulez-vous que j'avale des sabres et des étoupes

enflammées, comme si j'avais battu l'estrade avec Les Frères Zemganno? Faut-il que j'aille chercher des poids de cent kilogrammes, un balancier et une corde pour faire des tours de force, d'équilibre ? Faut-il que je m'établisse à la foire aux Jambons dans une loge où je vendrai du racahout des AraBes et du coca du Pérou? Dites-le. Ne vous gênez pas avec moi. Vous comprenez que je la connais dans les coins, moi!... un vieux compagnon d'armes du prince Napoléon! »

M. Renan est plus modeste, il promet simplement d'être exact aux séances de l'Académie.

Je vous ferai grâce du reste de l'élucubration. Mais je signale les tendances rétrogrades de ce discours d'un homme qui a été pendant un an presque aussi célèbre que Jésus-Christ. Vous y verrez ce que devient un écrivain qui a eu jadis assez de talent pour se passer d'être académicien, et qui a condensé tant de nuages métaphysiques dans sa tête qu'il n'est plus maître de les en chasser maintenant. Le premier agrégé es lettres d'une faculté de province eût trouvé des accents plus éloquents et une prose plus claire, sinon plus harmonieuse, pour l'éloge de Claude Bernard proposé au concours.

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J'ai cru qu'Académufl en colère allai! lever son bâton sur l«i promeneur indiscrel qui fou

Lui -i lourdement les plates-bandei de

jardin.

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