I il 9 I" ROI U
danse que ce que lea lamboui
smhi .1 la guerre : le violon ne fail autre
qu'animer les dan eur ,
El comme il sérail au moins curieui que le tambours h l<i \ trompettes le voulu jsenl atl ri buer quelque supériorité sur les aides de camp et sur les sergents de I» ita ili»1 pour avoir sonné l'attaque el la rel raite, il faul avouer qu'il y a quelque chose d'étrange à la pensée que les violons ont eue de s'érigeren H<>is de la danse, pour avoir sonné, tandis que par des mouvements étudiés, par des pas concertés, par des il glées, et par mille et mille démarches éloquent la danse t&chail de faire parler les muets aux yeux des spectateurs, el de représenter des hisloires où, sans prologue, sans récit, et sans aucun secours de la voix, elle fait connaître la nature, la condition, l'étal de la passion des personnes qu'elle représente!!! » Ce n'est pas tout. Aux raisons de l'esthétique succèdent les arguments directs ad homines. « Les danseurs ont tout Ta vantage, car ils doivent être bien laits de corps. » Tandis que les joueurs peuvent être boiteux, aveugles, bossus, sans que personne s'en scandalise; il ne leur faut que l'oreille et les bras pour bien jouer! Enfin, consécration suprême de la supériorité de la chorégraphie, le roi, qui n'a né-
gligé aucun des connaissances compatibles avec la majesté royale, le roi danse.
Relisez les premières scènes du Bourgeois gentilhomme^ et dites-moi si Molière, en chargeant ses personnages, n'avait pas présentes à l'esprit les contestations qui venaient d'éclater.
Le régime des privilèges pouvait seul entretenir des ridicules aussi caractéristiques. Il a emporté, dans sa chute, tout ce que la pochette des maîtres à danser recelait de monopoles.