CELLES QUI SONT SITUEES SUR LE
littoral. Dans la première partie de cette notice, nous avons tracé rapidement l’histoire delà découverte et celle despremiershabitants; nous avons établi certains faits nécessaires pour comprendre la géographie et l’histoire naturelle de cette portion de l’Amérique; nous avons donné également, d’une manière succincte, le récit des révolutions que le pays dut nécessairement subir à la suite de la conquête hollandaise; la lutte glorieuse qu’elle amena a été racontée. Après avoir établi ces données générales , indispensables pour apprécier quelle est la situation réelle du Brésil et les destinées futures auxquelles il peut prétendre, nous avons visité la province de Rio de Janeiro. Ce pays devait offrir à la plupart des lecteurs un intérêt plus direct que les autres provinces , parce que c’est celle où le mouvement politique le plus remarquable s’est établi, et que c’est de là qu’on verra probablement sortir la plupart des innovations qui changeront de face la contrée orientale. La capitale de la province nous a longtemps arrêté. Nous avons réservé pour cette portion de notre notice certains usages généraux , communs à plusieurs autres cités du Brésil , certains faits accomplis récemment, et qu’il fallait nécessaire-
écrivit également une lettre que le volume de l’Art de vérifier les dates, publié par M. Warden , nous a conservée. Nous la donnons ici :
« Attendu l’impossibilité de voir séparément tous mes amis, pour leur faire mes adieux, les remercier de leurs services , et les prier de me pardonner les torts involontaires que je puis avoir commis envers eux, j’écris cette lettre, qui leur parviendra par la voie de la presse.
«Je me relire en Europe , emportant les souvenirs les plus touchants de mon pays, de mes enfants et de tous mes fidèles amis. Le cœur le plus endurci serait déchiré de la perte d’objets aussi chers ; mais je dois cette séparation au sentiment de mon honneur : aucune gloire ne peut être supérieure à cette considération.»
ment rappeler en décrivant les lieux qui leur ont servi de théâtre.
Maintenant, nous allons abandonner la capitale du Brésil ; nous allons quitter cette société, à moitié européenne , dont il fallait établir l’influence, mais que nous ne retrouverons plus guère que lorsqu’il sera indispensable de décrire les chefs - lieux de province.
Nous allons imiter le voyageur qui se disposerait à faire le tour du Brésil , et qui voudrait visiter d’abord les villes du bord de la mer, avant de s’enfoncer dans l’intérieur. Sans nous astreindre à des descriptions géographiques , qui deviendraient trop arides , nous essayerons de saisir dans leur ensemble les faits les plus curieux ; nous mettrons surtout en relief les coutumes étranges, les usages singuliers qui résultent de l’alliance de tant de peuples; nous nous arrêterons de préférence dans les solitudes inexplorées, et ce seront surtout les nations indiennes qui vont s’anéantir, ou dont les usages vont se transformer, que nous essayerons défaire connaître. Cependant, de vastes provinces nous restent à décrire, et elles offrent déjà à l’Europe une importance agricole ou commerciale que l’on ne saurait oublier. Dans ces descriptions locales donc, nous négligerons à dessein les traits généraux et communs aux diverses capitaineries, pour rappeler de préférence les faits spéciaux qui doivent les distinguer.
Ainsi, pour offrir quelque exemple, tandis que Rio de Janeiro tire de son territoire du sucre, du café, des bois d’ébénisterie, du coton même, c’est le café qui fait sa richesse ; tandis que Pernambuco cultive ces denrées, elle y joint l’exploitation des bois de teinture, et c’est, avec J’ibirapitanga, le coton qui fait sa prospérité. Il en est de même de San-Salvador, du Maranham, du Para. C’est en procédant de cette manière que nous allons désormais avancer. Nous partirons des limites du sud , et après avoir descendu la côte par de là le fleuve des Amazones, nous pénétrerons dans l’intérieur.
Province de Rio-Grande do Sul ,