‹ Bretonneau et ses correspondantsChapitre 46 sur 78 · II · texte numérisé non relu

II

tion ! J’ai crié le fer si haut, si haut (et vous savez si j’ose crier les plus cassantes vérités), que le fer, dont pas un honnête apothicaire de Paris ne vendait une once par année, est devenu depuis quatre ans une pilule, une pastille, un bonbon, un sirop, une eau gazeuse, un chocolat, une praline ; ils en feront une hostie ! Et quand ils veulent me dire que vous et moi sommes le père de cette progéniture, je leur dis grand merci et je renvoie à leurs auteurs anonymes ces enfants trouvés de la thérapeutique. S’il vous plaît ! ces grosses bêtes donnent le fer aux filles aménorrhéiques ; même quand la mère est morte phtisique , quand la femelle a craché du sang ; mais elle est pâle, elle est essoufflée, et ils font avec leur ferraille plus de phtisies galopantes que n’en ont jamais fait les traitements les plus absurdes.

« Pastillos Rufdlus olet , Gorgonius hircum , comme dit votre auteur favori. Je m’abrutis dans la clientèle; pour peu que cela dure , je ne serais plus bon qu’à faire un accoucheur ou un receveur général. Vous avez raison de prendre cela de haut, et fastidioso dente : des fleurs, Horace, un peu de bonnes paroles de tendresse, voilà de quoi conserver la jeunesse et la bonne humeur entre la diarrhée et deux bandages.

« Aimez -moi bien et dites -le -moi quelquefois. »

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