DE LASÈGUE
« Paris, 25 novembre 1854.
« Cher et affectionné Maître,
« J’ai suivi avec vous et du plus vif intérêt l’histoire de ce pauvre M. Miquel, qui jette ses perles aux pour-
1 Voilà, dans cette lettre, largement esquissées par Trousseau la doctrine de Bretonneau, qui est la doctrine contagionniste actuelle, et les pratiques de désinfection qui en étaient la conséquence. Trousseau, vivant dans un milieu officiel où ces idées n’étaient pas acceptées, rendu prudent par sa situation officielle, hésite à confesser sa foi, comme au beau temps de son enthousiaste jeunesse; mais il sent bien que c’est la vérité et il ne saurait s’y soustraire. — T.
2 Lasègue, né à Paris en 1816, mort dans cette ville en 1883. A formé toute une génération de médecins aujourd’hui en pleine maturité de l’âge et du talent et qui sont restés fidèles à son souvenir. C’était un esprit original et sympathique, procédant en droite ligne par Trousseau de Bretonneau, qui aimait à l’appeler son petit-fils.
Le médecin de Tours ne fut pas, en effet, étranger au développement de son caractère, et c’est auprès de lui et de Trousseau que Lasègue
ceaux, et est en somme plus mal récompensé que le Samaritain. Faut-il l’avouer? j’ai été encore plus touché de votre bon et bienveillant souvenir qui m’allait droit au cœur, et je me suis presque réjoui en égoïste des misères qui me valaient une lettre de Tours. Je vous attends toujours vous et votre manuscrit, et à la rigueur l’un sans l’autre, mais pas l’autre sans l’un. Vous savez ou vous ne savez plus que vous m’avez promis d’être en mesure dans la première semaine de décembre. Trousseau prétend que ma confiance prouve surabondamment mon inexpé-
se façonna à la méthode d’observation telle que la comprenait Breton neau, méthode qui plaçait exclusivement dans le malade l’étude de la maladie, superposait l'observation clinique à l’expérimentation, faisait de la pathologie une science et de la médecine un art, sans cependant attacher à l’observation une importance tellement excessive qu’elle ait pu lui faire méconnaître le rôle personnel d’investigation de l’observateur. Trousseau et Lasègue héritèrent de cette méthode scientifique du maître de Tours et reproduisirent son esprit clinique, cette manière si originale d’observer qui lui était personnelle et qui , sous une forme en apparence simple et facile, l’avait conduit à une extraordinaire intensité d’attention et à des découvertes géniales.
Lasègue, docteur de 1847, avec une remarquable thèse sur Stalh et sa doctrine médicale, obtint en 1867 la chaire de Pathologie générale dans laquelle il remplaça Andral, et en 1865 la chaire de Clinique médicale de la Pitié , qu’il garda jusqu’à sa mort. Il fut élu à l’Académie en 1876.
Il avait renoncé à la pratique journalière de la médecine pour se livrer à l’instruction, et fut un remarquable professeur. Maniant la parole avec une extraordinaire facilité, il n’apportait à ses auditeurs que des sujets préparés avec soin et dans lesquels le développement de vues originales ou de conceptions nouvelles était le résultat d’un labeur intellectuel considérable.
D’une activité intellectuelle incessante, il a laissé d’importants travaux: un Traité des angines (1845), un Traité d’ auscultation de Laënnec (édition dite de la Faculté), un Traité de la goutte de Sydenham (traduction) et de nombreux mémoires originaux, d’intéressantes études critiques que la piété d’un de ses élèves a su recueillir et publier ( Etudes médicales du professeur Ch. Lasègue, Albert Besson, 1884). On trouve dans ce recueil de remarquables travaux de psychologie, de médecine légale, de thérapeutique mentale et aussi de fines esquisses biographiques, un éloge de Trousseau et surtout une étude comparative sur Graves et Bretonneau, qui peut être considérée comme un modèle d’analyse psychologique. — T.
LASÈGUE A BRETONNEAU
rience. J’aime mieux que vous y voyiez la preuve du bien vrai et du bien cordial plaisir que j’aurais à passer quelques heures avec vous. Si bien qu’au lieu d’être naïf, à la manière que Trousseau me suppose, je fais sur ce mémoire interminable une spéculation raffinée, et je garde par devers moi comme un pressentiment , que chaque fragment me vaudra un voyage de vous à Paris. Continuez donc à nous venir et à ne pas achever, suivant qu’il vous plaira, la contagion de la diphthérie.
« J’ai besoin de consolation, car je suis plus malheureux que bien des gens qui m’envient. J’ai le douloureux honneur d’être d’un jury de concours pour l’externat; et pendant que je vous écris, je devrais écouter pour la cent cinquantième fois la description du sterno-cléido-mastoïdien, accompagnée de la définition des six degrés de la brûlure. A la centième fois on est à bout de forces; au point où nous en sommes on est à bout de nerfs. Voilà pourtant la dure épreuve qu’on impose à sept honnêtes gens, qui auraient toutes sortes de choses meilleures à faire, et qui subissent leur consigne avec une gravité dont ils devraient être les premiers à rire. Et dire que je manque à tous mes devoirs de juge en vous préférant au sterno-cléido-mastoïdien, et ajoutez que je n’ai pas la conscience assez chatouilleuse pour en avoir le moindre repentir.
« Trousseau va bien , sauf une douleur qui le fait souffrir à chaque faux pas. Nous menons notre existence commune d’hôpital, qui m’est une si douce habitude. Malheureusement il a trop à faire et n’a plus ses loisirs de causerie qui nous tenaient à Necker jusqu’à près de onze heures. Aujourd’hui les consultations s’accumulent et les heures sont comptées. Il aura probablement avant
moi la possibilité d’aller vous voir; deux attraits le sollicitent, et il y en a pour son cœur de père et pour son cœur de fils. N’empêche pas que moi, qui ne passe pas pour si oublieux que vous, je me ménage une petite excursion où j’irai vous surprendre après vous avoir prévenu. D’ici là, tâchez de nous faire trouver le temps moins long en vous décidant à en finir avec le mémoire que les Archives souhaitent tanquam cervus, et à nous l’apporter pour les étrennes du journal.
« Je n’ai pas vu le poète national et son hôtesse, ce qui m’empêche d’avoir comme vous le don des langues, mais ce qui ne m’empêche pas de vous embrasser cordialement. Je ne vous charge de rien pour mon ex-camarade Duclos. «
LETTRE CCCXLV*
DE BRETONNEAU A BLACHE ET A GUERSANT
« Tours, 7 janvier 1855 *.
a Chers amis ,
« Avant le malheur qui vient de vous frapper1 2, et depuis que la diphthérie s’est montrée de plus en plus endé-
1 Cette lettre a été publiée dans les Archives de médecine, 1855.— T.
2 Le fils aîné de Blache venait d’être enlevé par la diphthérie. — T.
BRETONNEAU A BLACHE ET A GUERSANT
mique à Paris, on y avait déploré quelques exemples de ces intoxications soudaines qui éteignent la vie sans le concours de l’occlusion du larynx.
« Il y a trente -quatre ans qu’importée à Tours par la légion militaire de la Vendée, l’angine maligne, en peu de mois, enleva soixante personnes de tout âge, et surtout un grand nombre d’enfants. Entraîné et par l’intérêt croissant qu’inspirent de telles calamités, et par le désir d’arriver à la notion positive de vérités que je n’avais qu’entrevues, poussé par une curiosité qui ne me laissait plus de repos, je me mis à lire assidûment dans les collections de recueils périodiques de France et d’Angleterre, dans tous les vieux livres achetés, empruntés, obtenus à la bibliothèque de la rue de Richelieu, tout ce qui avait trait aux réapparitions du terrible fléau depuis les siècles les plus reculés. J’ai à peine souvenance d’avoir rencontré un exemple d’aussi foudroyantes intoxications.
« Mais les travaux originaux, il faut le dire, ne surabondaient pas dans mon ample collection de vieux livres ; les investigations inspirées par l’art sont peu du goût des bibliographes , le vraisemblable leur plaît plus que le vrai.
« De cette longue enquête il résultait toutefois qu’à chacun de ses retours le mal égyptiac avait frappé d’épouvante les médecins et les populations sur lesquelles il sévissait, tuant ceux qui en étaient atteints, jusqu’à ce que la thérapeutique d’Arétée, oubliée toujours, fût enfin plus ou moins heureusement évoquée.
« Un portrait ressemblant à ces foudroyantes atteintes aura probablement été tracé par quelque témoin des terribles épidémies du xvT siècle, qui débordèrent de Y Es-
pagne et de la Sicile sur le vieux monde, et plus tard arrivèrent en Amérique , où Washington mourut du croup.
« Sans doute l'œuvre de l’observateur gît oubliée dans un coin. L’attention n’a d’écho que pour les attentifs, et où sont-ils ? Ce ne peut-être chez nous , surtout aux temps où de funestes maux dévastent des cités populeuses.
« En vous voyant, mon bon Blache, vous et les vôtres exposés aux dangers de contagions perfides, généralement niées ou mal comprises, je sens le besoin de vous parler de précautions dont j’ai constaté l’efficacité.
<r Je ne veux pas vous imposer mes convictions, mais je dois essayer de vous les faire partager. Malheureusement , ici comme ailleurs , notre présomptueuse époque marche à contresens de la vérité, en repoussant de toutes ses forces la croyance aux contagions.
(( Obligé de procéder par induction , et pour cela de m’appuyer sur des faits plus étudiés que ceux de la contagion de la diphthérie, je m’adresse à la contagion de la variole.
« L’inoculation, importée de l’Orient vers le milieu du dernier siècle, est bientôt pratiquée dans plusieurs Etats de l’Europe , et surtout en Angleterre , où ce procédé devient l'occasion de la découverte de Jenner. Elle est bientôt à la mode, et, sur son piédestal, elle attire l’attention. Alors divers moyens de transmission sont vantés, étudiés, comparés, adoptés, rejetés, et la vérité, rarement consultée, sert peu de guide.
« Généralement , les conditions importantes du mode de transmission sont si mal comprises que beaucoup d’inoculations sont pratiquées de bras à bras au lit des varioleux par quelques inoculateurs , tandis que d’autres
BRETONNEAU A BLACHE ET A GUERSANT
broient des croûtes varioliques destinées à saupoudrer des tartines pour des enfants convenablement préparés à la transmission de la variole.
« On croyait beaucoup à cette époque aux varioles spontanées, et cette croyance n’est pas suffisamment éteinte. On admettait le développement d’un germe apporté en naissant (ce germe a pris le temps de se développer) ! On croyait à une despumation nécessaire qu’il suffisait de faire éclore à temps et de conduire à bien. On acceptait l’ingénieuse opinion du digne précurseur de MM. Carnot et Bayard, le médecin arabe Rhazès, qui avait imaginé que l’enfant repu du sang menstruel avait besoin de cette purification.
( i Enfin aujourd’hui, après les émeutes scolastiques du Val-de-Grâce , les délirantes divagations des académies sur les contagions , sur la peste , la transmissibilité de la variole est peu contestée. Oui, elle se transmet et, comme tant d’autres maladies épidémiques , elle ne se développe que par transmission , soit qu’elle reste sporadique, soit qu’elle devienne épidémique, et son pouvoir de transmission est tel qu elle atteint les passants à portée de pistolet. Ce fait, depuis que l’adoption provisoire de la vaccine a rompu les libres allures des épidémies de variole, a pu être bien des fois contesté aussi positivement qu’il l’eût été par les plus rigoureuses expérimentations ; car il est facile de savoir que tel jour, en passant à une distance connue d’un foyer isolé de contagion, la variole a été contractée, qu’elle s’est développée tel autre jour après la durée accoutumée de l’incubation; ce que chacun peut voir à la condition de regarder.
« Là ne se borne pas la puissance contagieuse de l’ens variolarum , de l’entité variolique. Elle peut atteindre,
elle atteint le fœtus dans l’utérus d’une femme qui n’a pas la variole, et qui, dans son état de grossesse, a soigné des varioleux, sans contracter elle -même leur maladie. Gomment cette transmission s’ est -elle faite? Plus on approfondit les conditions d’une semblable contagion, moins on en comprend la possibilité. Il a fallu que le principe contagieux, dissous dans l’air, atténué par cette dissolution, ait traversé les couches diverses de plusieurs tissus, que dans ce trajet il ait subi l’action puissante de la digestion interstitielle , l’action de l’hématose dans l’appareil respiratoire. Rien ne l’arrête, ne le subjugue, il arrive à son but. Bien que la circulation du fœtus soit distincte de celle de sa mère , que , simple ébauche de mammifère , il ne respire point et qu’il ne possède encore que la vie d’un poisson, la contagion variolique parvient jusqu’à lui, le pénètre, baigné dans les eaux de l’amnios.
a Déjà deux faits de variole survenant chez le fœtus sans que la mère en soit atteinte ont été constatés et soigneusement recueillis par Mead1, trois autres ont été signalés par le comité de vaccin de Paris , sous le secrétariat de mon condisciple Husson; un sixième fait s’est reproduit à Tours en 1827 : une pauvre femme, dans les conditions susdites, accouchait d’un enfant à terme; le corps et le visage de cet enfant étaient parsemés de pustules varioliques , ces pustules atteignaient le quatrième jour de l’éruption, leur développement continua sous mes yeux et s’accomplit régulièrement. J’examinai attentivement les pustules varioliques : nonobstant l’immersion de la peau, elles offraient tous les caractères de la variole
1 Mead. — De variolis et morbillis liber. Londini, 1747.
BRETONNEAU A BLACHE ET A GUERSANT
cutanée, car elles étaient saillantes, bombées et non nivelées, comme le sont celles qui se développent à la superficie des membranes muqueuses. Le sujet de cette observation est aujourd’hui au service militaire1.
« Pour arriver à la contagion de la diphthérie j’ai pris un bien grand détour; mais les faits de la vieille contagion égyptiaque sont si étranges que, pour les faire accepter, il était peut-être nécessaire d’avoir sous les yeux des exemples avérés des prodiges d’une autre contagion.
<r II est inutile de répéter que l’air atmosphérique est le véhicule du virus variolique, que ce virus est volatil; mais, disons-le, il lui reste un autre mode plus matériel de transmission dans la poussière des pustules varioliques desséchées, dont la propriété contagieuse se conserve si longtemps. Tissot a pu se servir, pour inoculer avec succès la variole, d’un fil à coudre qu’il avait imprégné de pus variolique en le passant à travers une pustule, et qu’il avait déposé dans un livre où il l'avait pendant trente mois négligemment conservé. Les récoltes du pus variolique, faites par les inoculateurs , ont fourni des exemples sans nombre de la ténacité de la propriété contagieuse du pus variolique conservé. J’insiste sur ce point, parce que c’est à ce second procédé delà transmission de la variole que se réduit le mode de translation de
1 Les faits de transmission de la variole au fœtus, sans que la mère soit elle-même atteinte de la maladie, sont incontestables, et l’immunité de la mère tient sans doute à ce qu’elle est protégée par la vaccination contre les manifestations varioliques, vaccination qui n’empêche pas la pénétration du virus dans la circulation et, par suite, l’infection du fœtus. Toutefois, si cette explication peut rationnellement s’appliquer aux faits qui ont été observés depuis la découverte de la vaccine, elle ne saurait être invoquée pour les faits de Mead, qui sont rapportés en 1747, soit cinquante et un ans avant l’apparition du livre de Jenner. Il est vrai qu’on peut alors supposer que la mère avait été atteinte de la variole. — T.
la diphthérie, car indubitablement l’air ne lui sert pas de véhicule. Des faits sans nombre ont constaté que ceux qui soignent les malades ne peuvent contracter la diphthérie , si la sécrétion diphthérique , à l’état liquide ou pulvérulent, ne se trouve pas en contact avec une membrane muqueuse molle ou amollie , ou bien avec la peau sur un point dénudé de son épiderme ou de son épithélium, et cette application doit être immédiate. En un mot, de tout point une véritable inoculation, seul mode de transmission du mal égyptiac.
« Depuis 1818, les faits fournis par les épidémies de diphthérie qui ont pullulé dans le département d’Indreet-Loire, ou qui se sont propagés dans ceux qui le circonscrivent , montrent de la manière la plus évidente que l’atmosphère ne peut transmettre la contagion de la diphthérie. Les plus irrécusables de ces faits, les plus significatifs , ont été réunis par d’attentifs observateurs assidûment livrés à la pratique de l’art dans de très petites localités, recueillant, notant avec soin chaque particularité de leurs observations, le jour, l'heure de 1 importation de la maladie, son siège, sa migration d’une famille dans une autre famille, les conditions de cette migration, ses translations à des hameaux des communes différentes , avec indication des distances et des époques de l’année auxquelles elles s’étaient effectuées. Sous ce rapport, j’ai du docteur Henri Brault, médecin à Beaumont-la-Ronce, de nombreuses et précieuses observations. J’accorderais que cette précision pût laisser des doutes, si de tels renseignements ne fussent parvenus que d’une seule localité et d’un même observateur; mais depuis trente -cinq ans, sur un grand nombre de points, les mêmes observations se sont reproduites, les mêmes tou-
BRETONNEAU A BLACilE ET A GUERSANT
jours et toujours les mêmes que celles des siècles passés.
« Réduit pour se transmettre à l’inoculation , le virus diphthérique y parvient par des procédés qu’il nous importe de connaître, qui lui sont propres; et, si nous le suivons à l’œuvre, nous verrons que ses procédés sont encore plus étonnants que ceux de la variole. Il possède, il est vrai, un mode de transmission qui lui est commun avec la syphilis, et, de plus, il est encore vrai que les rapports du mal syriaque et du mal napolitain sont tellement intimes que, dans une classification nosographique, ces deux maladies seraient congénères. Si Arétée n’a pu faire de rapprochement entre le mal égyptiac et une autre maladie qui n’était pas connue de son temps , dès le xvie siècle, la remarquable analogie du mal syriaque et du mal napolitain n'a pas échappé à un médecin de Palerme, Alayma, qui, à cet égard, exprime très explicitement son opinion : Ita dum egyptiaca ulcéra dicimus varios modos quihus hic mordus humanum genus i/isultaty unico verho explicamus , préférant, dit-il, la dénomination d 'ulcère égyptiac , parce qu’elle s’applique à toutes les formes de la maladie, comme la dénomination de mal français suffit pour désigner les symptômes variés de la syphilis.
<r Un motif semblable à celui d’ Alayma m’a porté à proposer une dénomination qui pût convenir aux effets variables de la contagion diphthérique ou égyptiaque ; peut-être aurais-je plus sagement fait de conserver cette antique désignation; j’ai cédé au désir d’obtenir d'un nom spécifique la distinction d’une phlegmasie spécifique , qu’il importait de ne pas confondre avec d’autres affections qui n’avaient avec celle-là que des traits de ressemblance. L’application de cette dénomination faite chaque