X INTRODUCTION
nécessairement entre ces symptômes et les lésions intestinales. Mais n'est-ce point ce qui arrive toujours lorsqu'une maladie a été définitivement classée et bien décrite dans tous les traités ou manuels qui servent à l'éducation des élèves? N'en a-t-il point été ainsi à tous les âges de la médecine ? De nos jours encore, quand nous voyons un ataxique ou un paralytique général, ne nous paraît- il pas surprenant que l'on ait pu, durant de si longues années, assimiler les symptômes aujourd'hui classiques de ces maladies à ceux de toutes les affections que l'on confondait jadis sous le nom générique de paralysie? N'oublie-t-on pas trop souvent aussi que les immortels travaux de l'Ecole de la Salpêtrière ont éclairé d'un jour tout nouveau l'étude des maladies du système nerveux et que, dès lors, les élèves de M. Charcot auront pu écrire sur leurs contemporains des appréciations aussi sévères que celles des disciples de Bretonneau lorsqu'ils parlent de la fièvre typhoïde ou de la diphthérie? Si donc, comme l'a bien dit M. Triaire, le génie est surtout « l'illumination soudaine qui enfante l'idée vraie » , il convient de reconnaître que l'éclair de génie n'illumine que ceux qui ont tout à la fois le talent d'observation et la patience du clinicien vraiment digne de ce nom. Ajoutons aussi que, pour être acceptée, Vidée vraie doit être bien comprise de tous, maîtres et élèves , et que , pour se faire comprendre , il faut que l'homme de génie sache exposer dans un langage qui