INTRODUCTION XI
la rende plus saisissante, en la personnifiant pour ainsi dire par la parole ou par la plume , la découverte à laquelle il attachera son nom. L'œuvre de vulgarisation qui fait pénétrer et qui grave dans l'esprit les nouvelles acquisitions de la science peut donc devenir aussi utile que l'étude des problèmes qui s'offrent journellement à la méditation des chercheurs. Et ce sera la gloire de Trousseau d'avoir eu, sinon le génie qui découvre, du moins le talent qui applique et qui vulgarise. C'est à lui que nous devions de connaître Bretonneau avant la publication de sa correspondance. C'est lui aussi qui a provoqué, encouragé, je dirais presque rédigé bien des œuvres que d'autres ont signées. Ceux qui ont assisté aux leçons cliniques de Trousseau n'ont point oublié les services que sa belle intelligence toujours en éveil, toujours ouverte à tous les progrès, a rendus à tous les savants qui travaillaient à ses côtés. C'est dans son service que Duchenne (de Boulogne) commença les remarquables travaux qui lui ont valu une si grande renommée. Observateur toujours aussi bien inspiré que consciencieux et sagace , Duchenne n'arrivait que lentement et difficilement à exposer avec quelque précision les résultats de ses patientes recherches. Trousseau l'écoutait avec attention et traduisait ensuite dans un langage d'une lumineuse clarté les idées originales mais parfois confuses du novateur. S'il voyait, au cours de ses développe-