LETTRE XLIX
DU MÊME
« Paris, 1 mai 1820.
« Quand j'eus l'honneur de vous écrire l'autre jour, je ne vous parlai que du croup et toujours du croup. Maintenant j'aurais bien d'autres objets sur qui vous entretenir, si je ne craignais d'abuser de votre patience; aussi ne vous parlerai-je que de ce qui me semble vous intéresser d'une manière plus spéciale.
«Mais revenons au croup avant de passer outre. Ce sujet est à vous, rien qu'à vous. Vous ne trouverez parmi les membres de la société de la Faculté que MM. Guersant surtout, et Duméril, qui s'en occuperont avec le désir de trouver le vrai. Quant aux autres, n'en attendez rien que de la censure si vos idées n'impressionnent pas agréablement leur entendement.
« Pour la plupart ils n'ont jamais vu, ou s'ils se donnent la peine d'en regarder un seul, je le répète, un seul tout au plus encore, à la manière de M. Gouraud, c'est pour
trancher tout de suite et n'y pas revenir. Ils trouvent immédiatement dans Hippocrate, Galien ou J urine, Albin, Caillaux, etc., des axiomes pour établir leurs principes à n'en pas démordre. J'en ai parlé à MM. Gloquet, à M. Husson, qui m'a dit vous connaître, et à M. Fouquet1. Les deux premiers attendent votre travail avec impatience.
« Mais, du reste, ils ne paraissent pas s'être beaucoup occupés du croup. Les autres disent que depuis longtemps il ne s'en est présenté à leur observation , et que d'ailleurs ce doit être une autre maladie dont vous voulez parler, parce qu'ils regardent comme des vérités irréfragables tout ce qu'on a débité sur cette maladie. Je ne vous parle pas de M. Guersant, que je n'ai eu occasion de voir qu'une fois depuis que je vous ai écrit : il n'avait rien de neuf sur cet article; il ne veut pas que ce mal soit contagieux; d'ailleurs il vous aura sûrement écrit lui-même, comme il me l'avait bien promis. Quant à M. Duméril, il m'a procuré tous les moyens possibles pour faire des recherches à la bibliothèque et ailleurs; il m'a même dit que si vous vouliez absolument Ghisi, il le demanderait à la Faculté pour lui, et qu'il vous l'enverrait pour le temps de vos recherches.
« Pour ses idées personnelles, il n'en peut véritablement rien dire, à cause de ses travaux sans nombre : pensez donc qu'il fait actuellement un. cours de pathologie interne à la Faculté ; qu'il est examinateur ; qu'il a un
1 C'est de Fouquier, médecin à la Charité et professeur de Clinique médicale, qu'il s'agit ici, et non de Fouquet. Il était, à cette époque, président de l'Académie de médecine (1820). Né en 1776, il mourut en 1850. — T.
hôpital , une clientèle considérable l ; et avec cela il est secrétaire de la société, qui, pour le dire en passant, ressemble un peu à celle de Tours. A présent, je trouve que les médecins de mon pays valent bien ceux d'ailleurs.
« Enfin , après tout , ils pensent qu'il est temps de le publier, cet ouvrage, afin de mettre chacun à même de porter son jugement, et de donner au genre humain une arme pour le défendre d'un monstre qui le menace continuellement.
« Je vous en supplie, mon très cher maître, si vous désirez quelques recherches, quelques notes, etc., n'importe comment, dites -moi seulement un mot, faites un signe et je satisferai vos désirs autant qu'il sera en moi. Gela m'est beaucoup plus facile maintenant que lors de mon arrivée. Mais, hélas î que je suis en peine de ce que sont devenues les fièvres putrides chez vous, et le croup lui-même dont vous menaciez la gente humaine !
« Je voulais vous dire un mot sur la manière de M. Dupuytren sur l'opération de la cataracte. Je l'ai vu opérer six fois, et j'ai vu à peu près une douzaine de ses opérés ; mais rien n'est plus difficile que de recueillir une observation exacte dans les hôpitaux , principalement sous ce docteur aussi vain qu'habile2.
1 Duméril était en outre membre de l'Académie des sciences, professeur adjoint au jardin des Plantes (il fut titulaire en 1825), membre de presque toutes les sociétés savantes de France et de l'Europe , et un des collaborateurs les plus actifs des bulletins scientifiques de l'époque. — T.
* Ce docteur aussi vain qu'habile !
L'histoire a ratifié ce jugement que portait Velpeau encore étudiant
« A la visite se trouve un individu affecté de cette maladie. Sans autre précaution, il l'opère illico. Son aiguille ne vaut guère mieux que celles que vous avez vues, elles piquent mieux cependant. Il n'ouvre pas la
et à peine sorti de l'École de Tours, — mais déjà doué d'un puissant esprit de pénétration, — sur le premier chirurgien de son temps.
Rien n'égalait, en effet, la vanité et l'orgueil de Dupuytren, si ce n'est son extrême habileté opératoire. Ayant débuté dans la carrière par un échec au concours pour la place de chef des travaux anatomiques , où il fut battu par Duméril (1799), il se promit dès ce moment, il avait à peine vingt et un ans, de poursuivre la suprématie et la supériorité dans sa carrière, et il se tint à lui-même toute sa vie la parole qu'il s'était donnée dans sa jeunesse.
A ces idées de suprématie il sacrifia son repos , sa santé , mais jamais son orgueil, et on a pu même dire de lui que ses actions les plus indifférentes comme les plus grandes, l'attitude, la parole, les gestes et jusqu'à certaines habitudes, étaient le résultat de l'étude et de la volonté. Tl réalisa ses ambitions, et, premier chirurgien du roi, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu, professeur de Clinique chirurgicale, membre de l'Institut, ayant écarté tous ses rivaux, arrivé à une fortune considérable, il exerça sur son époque une influence extraordinaire, et fut entouré par ses contemporains d'une admiration dont nous pouvons aujourd'hui difficilement nous faire une idée. Cette âme hautaine et ambitieuse savait s'élever, du reste, jusqu'à la véritable grandeur, et après la révolution de 1830, qui avait confondu sa suprême ambition (il était sur le point d'être appelé à la pairie), il écrivait au roi Charles X. pauvre et proscrit:
« Sire, grâce en partie à vos bienfaits, je possède trois millions : je vous en offre un, je destine le second à ma fille, et je réserve le troisième pour mes vieux jours. »
Son habileté chirurgicale, très vantée par les médecins de son temps, était très réelle, quoique peut-être exagérée. On voit, en effet, quelques réserves dans la lettre de Vclpeau, témoin oculaire de ses opérations.
Il cite des insuccès. « Il est trop brusque, dit -il, et parfois imprudent. »
Begin et Sanson, ses exécuteurs testamentaires, établirent de leur côté, après sa mort, que certaines.de ses statistiques n'étaient pas toujours très exactes et que les chiffres des succès étaient quelquefois grossis.
Son talent de diagnostic était cependant incomparable et porté quelquefois si loin qu'il paraissait aux assistants éblouis le résultat d'une intuition miraculeuse, et a donné naissance à d'extraordinaires légendes.
Mais c'est surtout dans les leçons cliniques qu'il excellait. Sa parole était claire et précise, souvent élégante; son exposition, où ses idées s'enchaînaient sans effort, semblait dictée par une logique supérieure. Il avait le talent de mettre immédiatement en lumière les faits les plus intéressants et de transporter tous ses moyens et toutes ses idées sur ce
membrane hyaloïde, mais il passe au-devant de la capsule antérieure et entraîne tout en masse entre le corps vitré et la choroïde, alors l'opération est finie; il ne s'inquiète aucunement de la capsule et ferme promptement l'œil pour ne plus l'ouvrir d'un mois. Il attache la plus grande importance à ce précepte. Quelquefois au bout de sept à huit jours il regarde la pupille, et si tout est bien, il renvoie son malade avec injonction de se servir de son œil comme je viens de vous le dire; puis c'est un malade perdu pour les observateurs. Parmi ceux que j'ai vus, moi, plusieurs étaient très bien : un avait le cristallin relevé jusqu'à la pupille, et sa conjonctive était enflammée, l'opération datait de six semaines; d'autres ont des lambeaux de membranes comme les vôtres. Il a fait une pupille artificielle qui n'a point réussi ; il est trop brusque et parfois imprudent, je crois.
<( Soit dit sans flatterie, j'aimerais mieux votre médecine que toute celle qu'on fait à Paris. A l'Hôtel- Dieu, M. Husson saigne à toute outrance, c'est un boquillon : une femme anémique a le malheur d'avoir la diarrhée et quelques coliques, vite quinze sangsues, puis trente; mort! Intestins sains, foie descendant jusqu'à l'hypo-
sujet. Aussi, il n'était pas de fait en apparence ordinaire qui ne permît à sa sagacité et à son expérience les plus remarquables observations.
Dupuytren mourut en 1835 d'un épanchement dans la plèvre. On lui proposa l'opération.
« Que ferai-je de la vie? dit-il. La coupe a été si arrière pour moi! »
Ainsi, ce grand ambitieux, qui avait réalisé tous ses rêves de grandeur, mourut désillusionné et n'attachant plus de prix à l'existence.
On verra dans la correspondance de Trousseau que, vers la fin de sa carrière, le clinicien de l'Hôtel-Dieu, qui avait lui aussi atteint et même dépassé le but des songes chimériques de sa jeunesse, offrit à son tour un nouvel exemple de cette désillusion, et plus d'une fois laissa échapper des paroles de tristesse et de découragement. — T.
gastre , et ne contenant pas une goutte de sang. Les pneumoniques , huit , dix , douze saignées dans quatre à cinq jours; en outre, trente, quarante, cinquante sangsues et plus : ils meurent, les poumons sont hépatisés, mais c'est cette induration blanche, vous savez bien. Vive votre manière ! vous n'êtes pas assez hardi cependant.
« Les phlegmasies intestinales sont fréquentes ici , mais à la Broussais. Les sangsues font bien. M. Salmon ! a maintenant une fièvre qui ressemble beaucoup aux nôtres ; je me suis fait associer M. Husson. Ce soir nous lui mettons quinze sangsues à l'anus; diète sévère.
<( On reçoit tant de ganaches, de sots, d'ignorants, que je suis un peu vexé de n'avoir pas 1200 francs et un certificat de six ans d'études dans l'hôpital de Tours, afin d'en augmenter encore le nombre; il ne me faudrait que cela et peut-être moins d'un an à Paris, mais enfin nécessitas non habet legem. S'il vous était possible de me dire deux mots seulement sur vos desseins actuels et quand votre mémoire espère venir à Paris, vous obligeriez infiniment celui qui a l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble et obéissant serviteur.
« Au cas qu'il ne vous eût pas écrit, M. Guersant demeure rue de Braque , au Marais.
« L'ouvrage de M. Laennec vient de paraître en deux volumes avec son stéthoscope 2. Plusieurs médecins en
1 Camarade de Velpeau, ancien élève de l'École de Tours.
* De l'Auscultation médiate ou Truite du diagnostic des maladies des poumons et du cœur, fondé principalement sur ce nouveau mode d'exploration. — Paris, 1819; 2 vol. in-8°. — Il y eut une deuxième édition que Ton confond parfois avec la première : Traité de l'auscultation médiate et des maladies des poumons et du cœur. — 2 vol. in-8°; Paris,
font beaucoup de cas pour le diagnostic des viscères pectoraux'. Mon certificat, s'il vous plaît. M. Broussais est un enragé : qui voit son Examen de la doctrine médicale voit l'homme 2. On ne l'aime pas du tout. Beaucoup d'élèves sont moins enthousiasmés; il a souvent raison, quelquefois grand tort. Je n'ai pu suivre encore sa visite.
« Celui qui a l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. »
LETTRE Le
DU MÊME
« Paris, le 16 mai 1820.
u Monsieur,
« Je vous disais, la dernière fois que je vous ai écrit, qu'à Paris personne ne pensait au croup. Eh bien ! je le dis encore et j'en suis plus convaincu que jamais.
« Ce n'est pas de cette maladie dont j'ai à vous parler cette fois; il s'agit de la fièvre entéro-mésentérique. Il y
1 L'éloge n'est pas exagéré. Velpeau ne prévoyait guère à cette époque l'avenir qui attendait la découverte de Laennec. — T.
2 Cet ouvrage, qui avait eu un si grand retentissement, et qui était aussi remarquable par la hardiesse de vues de l'auteur que par la vivacité avec laquelle il attaquait ses adversaires, avait paru en 1816. — T.
a six jours, un certain M. Lugol, médecin de l'hôpital Saint-Louis1, faisant un cours à l'Ecole pratique, fît part d'une opinion particulière sur la propriété désinfectante du chlore, contre laquelle je croyais avoir de fortes objections à faire. Je l'abordai donc, lui exposai mes raisons, et bientôt, je ne sais comment, nous tombâmes dans le croup et les fièvres putrides. Je lui parlai de ce qui s'était passé à Tours, de ce que vous aviez fait, de ce que vous deviez faire, et enfin de ce que j'avais vu, et aussitôt mon homme reste comme stupéfait ; il veut que je lui donne votre mémoire avant même qu'il ne soit fait. Mais ce qui le pétrifie surtout, ce sont les fièvres entéro-mésentériques. Il m'a dit en avoir donné la première idée à M. Petit, que depuis il en avait vu un grand nombre et qu'il pourrait bien publier quelques idées sur cette maladie.
« En conséquence, il a voulu absolument que je vous fasse part de ses désirs et me charge de vous demander ce que je peux raisonnablement lui dire^le ce que nous savons. Avec ces messieurs, j'observe beaucoup de réserve pour ce qui concerne vos opinions, parce qu'ils sont encore pire que M. Haime 2.
<( J'ai voulu voir ce M. Lugol en besogne. Pour cela, je suis allé à son hôpital et j'ai vu, ou du moins il m'a semblé qu'il savait mieux faire un livre que traiter un malade. Ce matin, il m'a fait demander pour voir un
1 Lugol, élève d'Alibert, était médecin de l'hôpital Saint- Louis et s'occupait des affections de la peau et spécialement des affections scrofuleuses , dans lesquelles il préconisait l'iode et ses préparations comme base du traitement.
Né en 1787, il mourut en 1853. — T.
2 Haime, médecin de Tours.
mort qu'il croyait atteint de cette affection ; et , en effet , nous avons trouvé plaques, boutons, etc.. Voilà quant à celui-là. Maintenant un autre. Un M. Lerminier1, de vos anciennes connaissances , médecin de la Charité , m'entendit, il y a quelques jours, prononcer à sa visite le mot de fièvre entéro-mésentérique, et tout de suite le voilà qui me questionne depuis un bout jusqu'à l'autre, mais d'une manière très pressante ; il me prie d'aller chez lui pour en causer plus à notre aise. Le résultat de cette conférence est qu'il me charge de vous demander si vous ne pourriez pas lui donner quelques idées sur cette maladie qui l'occupe depuis longtemps, et sur laquelle il a fait des remarques intéressantes. D'après votre réponse, il vous écrira lui-même d'une manière plus précise, et afin de savoir aussi si vous ne connaîtriez pas une vallée, du côté de Marmoutier ou aux environs de Tours, qui fût favorable à leurs phtisiques, qu'ils voudraient y transporter. Cet homme ne me paraît pas être un savant fameux ; mais il a l'air plus praticien et meilleur observateur que beaucoup d'autres qui font plus de bruit. Il désire bien voir votre croup aussi.
« Monsieur, depuis que j'ai eu l'honneur de vous écrire, vous voyez que j'ai bien entendu parler de la fièvre putride ; de plus, j'en ai vu un grand nombre dans les
I Lerminier, médecin de la Charité, était né en 1770. Il avait été l'élève et l'ami de Corvisart. L'un des médecins de Napoléon Ipr, il le suivit en Espagne et en Russie, où il se distingua pendant l'incendie de Moscou.
C'était un excellent praticien, doué d'un bon jugement et parfaitement instruit, quoiqu'il eût peu écrit; c'est dans son service hospitalier que furent recueillies par Andral les observations qui servirent de base à sa Clinique médicale.
II fut de l'Académie de médecine dès sa fondation (1820) et mourut en 1836. — T.
hôpitaux. Elle est extrêmement commune à Paris. Toutes ou presque toutes les fièvres muqueuses et bilieuses, adynamiques , ataxiques , peut-être le typhus et la gastroentérite de M. Broussais, ne sont autre chose. J'en ai vu quatre autopsies depuis trois jours; les altérations sont absolument les mêmes. On regarde cela comme de la phlogose ordinaire; les plaques, les boutons, etc., ne méritent pas de fixer leur attention. Ah! les chiens, je leur arracherai les yeux 1 .
« Je vous ai parlé de M. Salmon. Je l'ai tenu huit jours à notre régime. Comme il a des parents ici, j'ai cru devoir leur dire que cette fièvre devenait souvent putride et que, s'ils le désiraient, je ne serais pas fâché qu'ils le fissent voir par un médecin de la ville. M. Husson fut appelé : diète sévère, pas même du bouillon. Le délire arrive, sangsues; délire plus fort, sangsues. Aujourd'hui, vingtième jour de la maladie et douzième d'un traitement aussi Broussayen, mon malheureux camarade n'a peut-être pas vingt-quatre heures à vivre ! Ce n'est que ce matin que j'ai pu obtenir du docte professeur de donner le kina; mais, hélas ! est-il encore temps? Il en a reçu une once en lavement, et on lui en a passé l'infusion d'une once par la bouche.
<( J'attends la journée de demain dans une cruelle
1 On voit avec quelle véhémence le jeune étudiant de Tours dénonce l'aveuglement des plus célèbres praticiens de Paris en face des altérations anatomo-pathologiques de la fièvre putride. Ces altérations, il avait appris à les connaître de Bretonneau. Il avait été le témoin et l'auxiliaire de ses recherches. Il avait appris à en établir les signes cliniques, et il ne peut retenir les échos de sa surprise en face du chaos qui continuait à obscurcir une question que son maître avait si nettement élucidée.
Si la question de priorité dans les découvertes des lésions de la fièvre typhoïde n'était pas tranchée en faveur de Bretonneau dans vingt endroits de cet ouvrage , ce passage suffirait à rétablir. — T.
inquiétude, il est dans l'état de Mlle Cl vingt-quatre
heures avant sa mort.
« J'aurais beaucoup a vous dire sur cette fièvre, mais je crains de vous ennuyer. L'histoire des fièvres est encore à faire tout entière, et comptez que vous êtes redevable envers l'humanité sur cet article.
« J'attends que vous vouliez bien me donner de vos chères nouvelles pour vous en écrire davantage, Monsieur.
« Votre très humble serviteur.
« P. -S. Je demeure actuellement rue Saint -Jacques, n° 58. »